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Ankara et Téhéran espèrent une « nouvelle ère » avec Paris

Avec le départ du pouvoir de Nicolas Sarkozy, Ankara et Téhéran espèrent améliorer leurs relations avec Paris et ouvrir ainsi la porte d’une « nouvelle ère ».
« On ne connaît pas bien la personnalité de votre nouveau président, mais il est très improbable qu’il y ait avec lui le même antagonisme qu’avec Sarkozy », estime le politologue Sinan Ülgen, basé à Istanbul. Réagissant à l’élection de François Hollande, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a souhaité des changements dans les relations entre les deux pays. « Nous espérons que la nouvelle période en France sera très différente de la précédente dans les rapports turco-français », a-t-il dit. « Le courant ne passait pas entre Sarkozy et Erdogan. Peut-être parce que ce sont des personnalités comparables, cassantes, très dures », analyse le spécialiste des affaires européennes Cengiz Aktar. Et, au-delà du choc des personnalités, l’évolution des relations bilatérales dépendra de deux grands dossiers : le génocide arménien et l’Europe.
« Nous espérons voir s’ouvrir une nouvelle ère qui s’appuiera sur le potentiel existant entre les deux nations » du fait de leurs « relations historiques », a pour sa part déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast. « La défaite de Nicolas Sarkozy sanctionne l’échec de ses politiques erronées », parmi lesquelles « son alignement sur la politique américaine qui a réduit l’influence de la France sur la scène internationale » et « son hostilité envers la République islamique d’Iran », a-t-il estimé. « Nous espérons que la politique de François Hollande s’attachera à corriger ces erreurs », a-t-il ajouté.
Avec le départ du pouvoir de Nicolas Sarkozy, Ankara et Téhéran espèrent améliorer leurs relations avec Paris et ouvrir ainsi la porte d’une « nouvelle ère ».« On ne connaît pas bien la personnalité de votre nouveau président, mais il est très improbable qu’il y ait avec lui le même antagonisme qu’avec Sarkozy », estime le politologue Sinan Ülgen, basé à Istanbul. Réagissant à l’élection de François Hollande, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a souhaité des changements dans les relations entre les deux pays. « Nous espérons que la nouvelle période en France sera très différente de la précédente dans les rapports turco-français », a-t-il dit. « Le courant ne passait pas entre Sarkozy et Erdogan. Peut-être parce que ce sont des personnalités comparables, cassantes, très...
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