Samy Rima, étudiant en neurosciences à Toulouse III. Samir Makhlouf, étudiant à l’ISAE. Ce qui les unit ? Un pays, la France, mais surtout une ambition commune : propager depuis l’Hexagone la laïcité dans ce que l’on appelle le croissant fertile.
OLJ /
le 21 avril 2012 à 00h15
« Nous agissons et nous nous exprimons au sein d’une association française dont le but principal est la réflexion sur les différents défis auxquels la région dire du croissant fertile fait face. L’activité la plus récente est une série de débats intitulée “Religion et démocratie” qui sera clôturée par une conférence à Toulouse », explique Samy. Pour le jeune homme, il est primordial que le tissu social dans un pays donné soit le plus cohérent possible. « Cela demande une lutte permanente contre toute ségrégation basée sur la religion. L’étiquette familiale, confessionnelle et ethnique doit s’effacer au profit d’une conscience individuelle et sociale. » Samy estime que la France a un système permettant d’avoir ses propres convictions. « Cette garantie, qui n’existe pas au Liban, met les jeunes en face d’un système qui élimine l’individu au profit de la confession », ajoute Samir. Samy explique que pour que les jeunes Libanais soient prêts à sortir de leur cercle communautaire, ils auront besoin d’une solution de rechange. « Celle-ci étant inexistante aujourd’hui, le cercle communautaire reste le seul refuge. C’est ça ou l’immigration. » Et d’ajouter que « même les jeunes Libanais les plus engagés dans la révolution sont obligés de se conformer au système actuel, sinon ils seront considérés comme inexistants par rapport à l’État. » Pour Samir, l’association du Croissant fertile (al-Hilal al-khassib, terme à comprendre dans son acception strictement géographique et historique) insiste sur ce que les sensibilités confessionnelles ne se répercutent pas entre les différents États du croissant fertile et qu’un conflit confessionnel dans un État n’affecte pas le reste de la région. « Le quotidien de l’association est rythmé par des réunions, des débats et des conférences, ainsi que des documentaires qui abordent les différents aspects de la vie confessionnelle au Liban (exemple : Incendies de Denis Villeneuve, adaptation d’une pièce de théâtre de Wajdi Mouawad). » Un concours d’écriture a été lancé. Le thème porte sur toute étude sociale concernant le croissant fertile.
« Nous agissons et nous nous exprimons au sein d’une association française dont le but principal est la réflexion sur les différents défis auxquels la région dire du croissant fertile fait face. L’activité la plus récente est une série de débats intitulée “Religion et démocratie” qui sera clôturée par une conférence à Toulouse », explique Samy. Pour le jeune homme, il est primordial que le tissu social dans un pays donné soit le plus cohérent possible. « Cela demande une lutte permanente contre toute ségrégation basée sur la religion. L’étiquette familiale, confessionnelle et ethnique doit s’effacer au profit d’une conscience individuelle et sociale. » Samy estime que la France a un système permettant d’avoir ses propres convictions. « Cette garantie, qui n’existe pas au Liban, met les...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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