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Lendemains déchantants

Infoutus de s’entendre sur un processus minimum d’ordre public et de sécurité qui freinerait les tueries à la tête du client, cambriolages et autres rapines ; englués dans les pinaillages autour du mode de scrutin pour le choix en 2013 des prochains cobayes parlementaires, les Koullounas affûtent en revanche leurs neurones et s’emmêlent les pronostics pour proclamer d’ores et déjà, et sur tous les fenestrons, qui de Niko 1er de Sarkozie ou François-Flambi de Hollandie enfourchera le coq gaulois pour les cinq prochaines années.
Le relever n’est pas une première : le Libanus populi de base a un solide penchant pour les certitudes préfabriquées. Le débat d’idées, le choc des programmes, ce n’est pas son genre de beauté. Ici, d’emblée, faut avant tout qu’il palpite pour « the » candidat. La culture politique locale lui a appris à crier d’abord « Par notre âme, notre sang et naninanère... », et d’inventer bien plus tard ensuite l’argumentaire qui va avec. Alors, pour la course à l’Élysée, il fera pareil mais en français... tout en feignant d’oublier qu’on ne lui a rien demandé.
C’est ainsi que Khaled Hdadé, secrétaire général du Jurassic Park communiste libanais, s’en est allé à Paris soutenir bec et ongles Jean-Luc Mélenchon, le vieux briscard du PS passé au gauchisme résiduel attardé. Sacré Khaled, toujours l’appel du large ! La benne à ordure locale ne lui suffit plus ! Toute sa vie il a milité pour les lendemains chantants en pensant qu’un jour il ferait partie de la chorale. Comme le Liban est en état de décrépitude avancée, son rêve à lui se résume à piquer l’argent des pauvres pour nourrir les miséreux, sans même savoir de quoi il kolkhoze.
Manque de pot, La Méluche, trop occupé à postillonner sur les derniers riches encore installés en France, n’a pu recevoir ce prestigieux membre de son fan club, qui s’en est retourné au pays la tonsure en berne. Il est vrai qu’ici, les choses sont plus faciles : la politique chez nous, il y a les Syriens et les Iraniens qui la font, et les Libanais qui en parlent. Les premiers leur font miroiter des dictatures calcifiées assorties de victoires divines, les seconds caquètent au Parlement.
De quoi se plaint-on ? Il nous reste toujours le choix entre décider de ne pas être libre, et avoir la liberté de ne pas décider.

 

gabynasr@lorientlejour.com

Infoutus de s’entendre sur un processus minimum d’ordre public et de sécurité qui freinerait les tueries à la tête du client, cambriolages et autres rapines ; englués dans les pinaillages autour du mode de scrutin pour le choix en 2013 des prochains cobayes parlementaires, les Koullounas affûtent en revanche leurs neurones et s’emmêlent les pronostics pour proclamer d’ores et déjà, et sur tous les fenestrons, qui de Niko 1er de Sarkozie ou François-Flambi de Hollandie enfourchera le coq gaulois pour les cinq prochaines années.Le relever n’est pas une première : le Libanus populi de base a un solide penchant pour les certitudes préfabriquées. Le débat d’idées, le choc des programmes, ce n’est pas son genre de beauté. Ici, d’emblée, faut avant tout qu’il palpite pour « the » candidat. La culture...
commentaires (3)

Cet article, bien fait du reste ,n'aurait pas reçu sa prime si le "sel" vaccinatoire n'avait pas été associé à sa conclusion. Le libanais , voit à partir du Liban à quelle sauce les grands de ce monde vont le cuisiner, et il a raison de s'en taper des taxes, impots, halal ou immigration des politiques intérieures de ces pays donneurs de leçon unilatéralistes. La chose qu'il est en droit de demander, c'est pourquoi vous nous foutez pas la paix un peu, c'est pas qu'on ne vous aime pas, mais on vous a moult fois essayé, le résultat est que vos préoccupations sont toujours restées les mêmes, la sauvegarde de votre neveu qui réussit toujours à vous donez mauvaise conscience, what so ever. Hé Hé ! moi ausii j'ai mon sel à déverser, y a pas que Gaby Nasr, reste à savoir s'il va accepter de le saupoudrer.

Jaber Kamel

05 h 24, le 20 avril 2012

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Commentaires (3)

  • Cet article, bien fait du reste ,n'aurait pas reçu sa prime si le "sel" vaccinatoire n'avait pas été associé à sa conclusion. Le libanais , voit à partir du Liban à quelle sauce les grands de ce monde vont le cuisiner, et il a raison de s'en taper des taxes, impots, halal ou immigration des politiques intérieures de ces pays donneurs de leçon unilatéralistes. La chose qu'il est en droit de demander, c'est pourquoi vous nous foutez pas la paix un peu, c'est pas qu'on ne vous aime pas, mais on vous a moult fois essayé, le résultat est que vos préoccupations sont toujours restées les mêmes, la sauvegarde de votre neveu qui réussit toujours à vous donez mauvaise conscience, what so ever. Hé Hé ! moi ausii j'ai mon sel à déverser, y a pas que Gaby Nasr, reste à savoir s'il va accepter de le saupoudrer.

    Jaber Kamel

    05 h 24, le 20 avril 2012

  • Quand le poilu de base a fini de s’enflammer pour la politique locale, il s’en va s’enflammer pour la politique des autres. Mi-cèdre mi-houmous, il est persuadé que tout le concerne. Que nous soyons Marsiens à un ou deux chiffres, nous avons déjà choisi notre cheval pour la Présidentielle Française : Celui des deux qui ira nous donner un avantage décisif contre l’autre camp. L’on gage que les électeurs Français n’ont rien à cirer de leur économie, de la sécurité de l’emploi, ou des relations avec l’Europe. Ils iront voter ce Dimanche pour celui qui cherchera à désarmer le Hezbollah, ou pour l’autre qui voudra introniser GMA président à vie de la république de Phénicie Méridionale. Quant au Libanais du terroir, il n’ira pas s’embarrasser de ce qui figure véritablement au programme du Hongrois ou du Hollandais. Les concepts trop compliqués, il ne s’y entend pas. L’on a peut-être inventé l’alphabet, mais l’on n’en maîtrise pas trop le mode d’emploi.

    Jack Hakim

    04 h 10, le 20 avril 2012

  • Pas de liberté pour les ennemis de la liberté et surtout pour nos politiciens toujours soumis qui ne savent ni décider et les plus habiles suivre les nichons campagne de Jean-Luc Mélenchon. Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    03 h 16, le 20 avril 2012

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