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Raclures de peu

Terminus, fin de partie ! Chaque semaine amène avec elle une tripotée de casseroles insolubles, appelées à ronronner dans les tiroirs vermoulus de ce gouvernement de peu. Cela va de l’électricité déglinguée au réseau cellulaire en déconfiture, en passant par le débit Internet qui un coup hoquète, un coup végète au gré des caprices des serveurs branlants.
Mais pas seulement : les Travaux publics ne travaillent ni en public ni en privé, la Santé continue de pomper des hôpitaux en mauvaise santé et les produits avariés jetés dans les poubelles exsudent leurs miasmes, lesquels luttent contre les remugles des ordures ménagères... et gagnent.
Bref, la République bananière a perdu ses bananes, mais gardé ses épluchures ! Heureux temps, quand les angelots d’Occident balançaient directement le pognon aux pouvoirs publics, qui s’empressaient de le siphonner avant de refiler le reliquat de la tirelire à des entrepreneurs véreux. Mais ces bonnes affaires ont fini par rencontrer une mauvaise loi et prendre le label d’escroquerie. Depuis, le financement des programmes n’est versé qu’après contrôle tatillon des dépenses, piastre après piastre. Alors forcément, ça n’intéresse plus personne. Aujourd’hui, faut bien gratter pour trouver encore un ou deux projets de développement en activité, pendant que l’argent ronfle dans des comptes bloqués.
Le plus cocasse est de voir les ministres agrumes se dépatouiller dans leurs services comateux, pendant que leurs adversaires s’activent à leur savonner la planche. Pas un soupçon d’idée de concept, pas une ébauche de proposition de nomination, qui ne soient aussitôt contrés par les clampins du Château de Sleimanie ou de Nagib Mikou tapis en embuscade.
Rien qu’en regardant leurs collègues barbus, les choristes orange sont verts de rage et de jalousie. Il y a de quoi, que diable ! Le parti débraillé savoure sa tranche de pouvoir là où il veut et quand il veut. Il dispose d’une check-list imparable : une liaison wi-fi directe avec Dieu, un complice docile au perchoir du Parlement et la tétine financière du biberon iranien.
Être et avoir tété, telle est la clé de son succès...

gabynasr@lorientlejour.com
Terminus, fin de partie ! Chaque semaine amène avec elle une tripotée de casseroles insolubles, appelées à ronronner dans les tiroirs vermoulus de ce gouvernement de peu. Cela va de l’électricité déglinguée au réseau cellulaire en déconfiture, en passant par le débit Internet qui un coup hoquète, un coup végète au gré des caprices des serveurs branlants. Mais pas seulement : les Travaux publics ne travaillent ni en public ni en privé, la Santé continue de pomper des hôpitaux en mauvaise santé et les produits avariés jetés dans les poubelles exsudent leurs miasmes, lesquels luttent contre les remugles des ordures ménagères... et gagnent. Bref, la République bananière a perdu ses bananes, mais gardé ses épluchures ! Heureux temps, quand les angelots d’Occident balançaient directement le pognon aux pouvoirs...
commentaires (2)

Pardon, le pays ne flotte pas dans l'inconnu. Il est plongé dans l'abysse de l'inconnu.

SAKR LEBNAN

09 h 17, le 06 avril 2012

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Commentaires (2)

  • Pardon, le pays ne flotte pas dans l'inconnu. Il est plongé dans l'abysse de l'inconnu.

    SAKR LEBNAN

    09 h 17, le 06 avril 2012

  • Entre la rainure de la république bananière , l'essai à la rature comme des charbons ardents des Châteaux présidentiels et les raclures comme d'étaux de boucherie des services ministériels , le pays flotte dans l' inconnu. Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    05 h 40, le 06 avril 2012

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