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Étudiants, bientôt un nouveau programme d’orientation pour améliorer votre employabilité

L’USEK, l’UL, l’USJ, l’ESA, Balamand, La Sagesse et cinq universités de Syrie et d’Égypte sont partenaires d’un projet d’orientation et d’insertion professionnelle des étudiants. Projet Tempus soutenu et financé par l’Union européenne et coordonné par l’AUF.

18 personnes du Liban, 6 de la Syrie et 9 de l’Égypte se sont rendues en Europe : à Iasi (Roumanie), à Coïmbra (Portugal) et à Poitiers (France) pour une première formation sur le projet Oipules.

Derrière ce projet intitulé Oipules, pour orientation et insertion professionnelle dans les universités du Liban, de l’Égypte et de la Syrie, des préoccupations communes à toutes les universités dans le monde : la problématique de l’employabilité des diplômés et la mauvaise orientation des étudiants, cette dernière étant la principale cause des échecs au premier cycle universitaire. « Ce nouveau programme d’orientation permettra aux étudiants de trouver, facilement et rapidement, la filière qui leur convient et d’accéder, après l’obtention de leur diplôme, à un métier. Il permettra à chaque université partenaire de mieux appréhender son offre de formation et les débouchés métiers qu’elle propose, en favorisant un rapprochement significatif entre le monde universitaire et le monde socio-économique du Liban. Et il aidera à l’insertion professionnelle des étudiants tout en étant un moyen de dialogue sur ces thématiques entre l’Europe et le Moyen-Orient », affirme le Dr Walid Hleihel, professeur associé et secrétaire académique de la faculté de médecine et des sciences médicales de l’USEK
Le programme Oipules s’articule autour de deux volets. « Le premier porte sur la création d’un portail web dans l’objectif d’orienter les étudiants d’une manière ludique et interactive vers une filière et une profession », poursuit le Dr Hleihel. Les étudiants accèdent ainsi, en répondant à un questionnaire qui sera mis à leur disposition sur le site, à une vision plus claire non seulement du métier qui leur convient le plus, mais aussi des métiers les plus demandés et les plus attractifs. Sur le portail, l’étudiant trouvera les différentes formations possibles pour accéder à un métier, les compétences requises pour les différentes professions et les caractéristiques des débouchés métiers. Ce premier volet vise, pour le moment, deux domaines précis : les sciences et l’économie. « Le deuxième volet de ce projet consiste à mettre en place dans chacune des universités partenaires un espace dédié aux métiers », ajoute le Dr Hleihel. Les étudiants y trouveront une documentation sur les formations et les métiers, et surtout un espace d’échange avec les futurs employeurs via l’université. « Pour l’établissement des fiches métiers, l’équipe responsable du projet dans chacune des universités impliquées a effectué des recherches auprès des enseignants sur les formations universitaires et entamé des enquêtes auprès des organismes dédiés à l’emploi », enchaîne le Dr Hleihel. Un travail considérable qui sera achevé avec l’élaboration de 200 fiches de métiers par domaine retenu. « Pour compléter cette tâche, nous bénéficions du soutien et de l’expérience de l’université pilote de Poitiers ainsi que de l’Onisep (Office national d’information sur les enseignements et les professions, en France) », révèle le Dr Hleihel.
Le premier stage de formation s’est tenu en Europe en janvier 2012 avec trois étapes : à Iasi (Roumanie), à Coïmbra (Portugal) et à Poitiers (France). Dix-huit personnes des universités libanaises y ont participé. « C’était très enrichissant, rapporte le Dr Hleihel. Je tiens à souligner que toutes les personnes impliquées dans ce projet ont été d’un professionnalisme exemplaire et ont vraiment pris le projet à cœur. En tant qu’universitaires libanais, nous avons beaucoup gagné à nous connaître. Nous constituons désormais un solide groupe de travail interuniversitaire. » Le deuxième point sur lequel insiste le Dr Hleihel est la découverte par les académiciens libanais de trois universités européennes ayant des systèmes d’enseignement différents, mais engagées toutes les trois dans le processus de Bologne. « À l’université de Poitiers, nous avons exploré le site Voca Sciences, le site d’orientation interactif mis à la disposition des pays concernés par le projet afin de l’implémenter chez eux en l’adaptant à leurs réalités », précise le Dr Hleihel.

Optimisation de l’adéquation formations-emplois
Les enjeux et les impacts du programme Oipules sont donc colossaux. « On ne poursuit pas des études uniquement pour le plaisir d’en faire. On le fait pour trouver du travail. D’où l’intérêt de ce programme dont l’impact à moyen terme serait de réduire le chômage, en orientant les étudiants vers les métiers les plus demandés. Actuellement, les étudiants choisissent les mêmes métiers, d’où la saturation de certains métiers quand de nombreux autres demeurent méconnus », explique le Dr Hleihel. Outre la réduction du chômage, les effets de ce projet se feront ressentir à plusieurs niveaux. « Dans les établissements secondaires, les élèves seront orientés également vers des formations qui leur conviennent et qui présentent une meilleure cohérence vis-à-vis du monde du travail, il y aura une attractivité renforcée de ces filières vers les jeunes et une synergie nécessaire avec le monde socio-économique ; au niveau des entreprises, une meilleure lisibilité des compétences acquises à l’université par leurs futurs employés. » Un grand impact au niveau national donc. « D’où notre intention de solliciter le soutien des organismes gouvernementaux », conclut le Dr Heilhel.

R.A.D.


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Derrière ce projet intitulé Oipules, pour orientation et insertion professionnelle dans les universités du Liban, de l’Égypte et de la Syrie, des préoccupations communes à toutes les universités dans le monde : la problématique de l’employabilité des diplômés et la mauvaise orientation des étudiants, cette dernière étant la principale cause des échecs au premier cycle...
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