Une agressivité délibérément blessante et humiliante enrobée, à tous les coups, d’un appel sirupeux au dialogue : plus que de culot, c’est d’une grosse ficelle qu’il s’agit, une ficelle qui risque fort bien de menotter ceux qui s’imaginent en être les habiles manœuvriers !
D’un discours à l’autre, de bilans désastreux, quoique « célestes », en projets d’avenir évidemment « mirifiques », c’est une même morgue qui est manifestée, c’est un même déni des réalités qui est exprimé. En arrière-pensée, c’est du temps qu’ils s’échinent à gagner, c’est un délai qu’ils s’acharnent à arracher, pour retarder l’heure des remises en question, des constats nécessairement amers.
Aux prises de position brandies au meeting du BIEL, pour la septième commémoration de l’assassinat de Rafic Hariri, le Hezbollah, par la bouche de Hassan Nasrallah, a riposté par une diatribe inédite qui a mis dans le même sac les forces du 14 Mars et l’opposition syrienne, tous les deux accusés, sans autre forme de procès, d’exécuter des agendas occidentaux, des visées suspectes.
Pour un mouvement qui ne cache pas sa soumission à l’Iran, pour ne pas dire ses accointances avec le nouvel impérialisme perse, un tel réquisitoire relève plus du travestissement que de la naturelle arrogance.
Pour un mouvement qui s’est toujours prétendu l’avocat des déshérités et des « opprimés de la terre », l’insulte faite à la révolte syrienne, dans ses composantes autant civile et militaire, équivaut à tuer une deuxième fois les victimes de la répression assadiste, à cautionner les massacres commis par un régime sanguinaire. Les attaques personnelles dirigées contre Saad Hariri, Samir Geagea et Farès Souhaid dénotent, par ailleurs, une exaspération à fleur de peau, un courroux inhabituel qui ne peuvent s’expliquer que par l’embarras du Hezbollah confronté au risque de voir son allié, le régime syrien, disparaître, se liquéfier dans les poubelles de l’histoire.
L’extrémisme entraîne l’extrémisme, les attaques ciblées conduisent aux dérapages communautaires. L’irruption des salafistes sur la scène syrienne ne s’est produite qu’après les massacres perpétrés par les chabbihas et autres tueurs à gage. Les assassinats sur base de cartes d’identité ne se sont déclenchés que dans le sillage des horreurs commises à Hama et à Homs.
Attention donc de jouer avec la fibre communautaire : tourner en dérision les assurances fournies par Saad Hariri lors du meeting du BIEL, comme l’a fait Hassan Nasrallah dans son dernier discours, c’est provoquer des réactions hostiles chez les sunnites, c’est réveiller la bête qui sommeille dans le conscient des intégristes. Faire étalage de ses muscles, de sa puissance militaire, c’est envenimer les frustrations dans le camp adverse, c’est inciter celui-ci à porter les armes pour se défendre, pour protéger ses carrés.
Entre une fuite en avant annonciatrice de sanglantes convulsions et un pragmatisme de bon aloi né des réalités nouvelles surgies sur les rives du Barada, le Hezbollah peut être tenté de jouer quitte ou double.
Plaise à Dieu que le parti de Dieu ne commette l’ultime parjure !


Decidement ces pauvres partisans du CPL Sont tellement brain washed qu ils ne font plus preuve d aucun dicernement, comprenez le une fois pour toutes vous ne representez personne si ce n est les rebuts de la societe ni vox populi ni rien. depuis son retour GMA n a fait qu accumuler bourdes et faux pas tout comme il l avait fait avant sa lache fuite quand il s en est justement pris a plus fort que lui! Après il a completement change de discours et de bord, et a tente une nouvelle strategie de soumission inconditionnelle a ceux qu il pensait être les plus forts Mais une fois de plus, manque de Bol ou erreur strategique (s il sait ce que ce terme signifie toutefois) le vent a tourne en sa defaveur.
13 h 22, le 22 février 2012