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La béat attitude

La meilleure manière de prendre les choses du bon côté, dit-on, c’est d’attendre qu’elles se retournent. Comme au Liban, elles s’encroûtent sur place, il suffit de se retourner soi-même et de garder le moral en roue libre. Sommes-nous affublés d’une classe politique arriérée ? Qu’à cela ne tienne, tirons profit de ce cirque et grattons voir s’il reste un peu d’espoir au fond du bavoir.
Premier point positif : un gouvernement de peu qui ne branle plus rien. Déjà que depuis leur installation frauduleuse ils n’en fichaient pas une rame, Mikou et ses 29 neurones ministériels affichent maintenant un encéphalogramme plat. Et c’est tant mieux... et autant de mois précieux gagnés sur la hausse de la TVA, des tarifs du jus d’EDL et du téléphone, du prix du pain et autres joyeusetés promises dans le cadre du gavage de cet État impotent.
Deuxième point positif : le boxon permanent. Dans une région où les régimes au pouvoir se répartissent entre les roitelets exotiques de droit divin et les dynasties militaires calcifiées, les Libanais ne connaissent pas leur bonheur ! Un État décrépi qui passe son temps à organiser des réconciliations improbables, une armée qui s’échine à torcher la chienlit d’un point à l’autre du territoire, des politiciens se curetant le nombril devant des niaiseux qui leur passent le cirage et la brosse à reluire... Bref, un pouvoir politique qui, s’il n’a ni le temps ni la compétence pour s’occuper des citoyens, leur fiche en revanche une paix royale dans leurs combines et magouilles quotidiennes. Le paradis, quoi !
Dernier point bénéfique : les imbéciles armés qui s’entretuent. Ainsi, les Tripolitains se farcissent depuis peu les numéros d’héroïsme de deux groupes de bipèdes bardés de ferraille, qui assurent à coups de projectiles le service après-vente de leurs patrons communautaires respectifs. Mieux encore, ils ont réussi le tour de force d’engager leur ping-pong obusier sans même s’embarrasser du bobard libérateur anti-israélien, un copyright exclusif de leurs cousins allumés du Hezbollah.
Conclusion pratique : les Libanais ont tout lieu d’être optimistes. Si leur problème a une solution, il ne sert à rien de s’inquiéter. Et s’il n’en a pas, alors s’inquiéter ne change rien. Bon amusement !

gabynasr@lorientlejour.com
La meilleure manière de prendre les choses du bon côté, dit-on, c’est d’attendre qu’elles se retournent. Comme au Liban, elles s’encroûtent sur place, il suffit de se retourner soi-même et de garder le moral en roue libre. Sommes-nous affublés d’une classe politique arriérée ? Qu’à cela ne tienne, tirons profit de ce cirque et grattons voir s’il reste un peu d’espoir au fond du bavoir.Premier point positif : un gouvernement de peu qui ne branle plus rien. Déjà que depuis leur installation frauduleuse ils n’en fichaient pas une rame, Mikou et ses 29 neurones ministériels affichent maintenant un encéphalogramme plat. Et c’est tant mieux... et autant de mois précieux gagnés sur la hausse de la TVA, des tarifs du jus d’EDL et du téléphone, du prix du pain et autres joyeusetés promises dans le cadre du...
commentaires (6)

Ah ! Bon.

Antoine-Serge KARAMAOUN

05 h 59, le 17 février 2012

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Commentaires (6)

  • Ah ! Bon.

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    05 h 59, le 17 février 2012

  • La majorité de ce gouvernement travaille ? Ah bon. Vous êtes sûr que vous parlez du gouvernement libanais, Jabbour ?

    Robert Malek

    05 h 39, le 17 février 2012

  • Ils encaissent combien par mois,plus les faux frais....?la moindre des choses serait que leurs "rémunerations"(je mets entre guillemets,parceque'une rémunération,c'est quand on travaille),soient suspendues,ad nutum...Et qu'on leur colle une pénalité de X milliers de dollars par jour non travaillé...Voyons,si je calcule bien,çà fait déjà lourd...sauf pour certains,bien entendu!Ils sont gentils les Libanais....dfa3 wou skot...

    GEDEON Christian

    04 h 58, le 17 février 2012

  • - - Effectivement la majorité de ce gouvernement ne " branle " pas mais travaille , mais se trouve empêchée de le faire par des " branleurs " qui calculent et ne voient que les retombées de leurs " bralements " dans les urnes à leurs profits , au détriment du contribuable qui n'arrive plus à boucler ses fins de mois ! mais bon ils s'en foutent , c'est le dernier de leurs soucis puisqu'ils sont milliardaires .. D'où le projet présenté par le CPL et son chef , que les politiques ne soient plus des hommes d'affaires ! Hommes d'affaires et homme public c'est incompatible , souvenez-vous de Bernard Tapie et Michel Noir ancien puissant Maire de Lyon et ministre et de bien d'autres hommes d'affaires / politiques comment ils ont terminé !!!

    JABBOUR André

    03 h 32, le 17 février 2012

  • Véridique tableau apocalyptique dans un Liban vivant un vide politique militaire et constitutionnel effarant et des arrangements de mafieux entre divers hauts dirigeants Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    00 h 41, le 17 février 2012

  • "Un gouvernement de peu qui ne branle plus rien" ! Génial ! Mais au fait a-t-il jamais "branlé" quelque chose ? A part, bien sûr, les "branlements" léniniens du ministre du Travail, Charbel Nahas, au parfum du populisme magique de mon général.

    Halim Abou Chacra

    23 h 45, le 16 février 2012

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