Rechercher
Rechercher

À La Une - Crise

L'ONU évoque des crimes contre l'humanité en Syrie

Le régime continue de bombarder Homs ; Paris contre "toute intervention militaire étrangère".

Une manifestation anti-Assad dans la ville rebelle de Homs. Handout/

La Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Navi Pillay a affirmé lundi que les forces syriennes avaient "vraisemblablement" commis des crimes contre l'humanité en réprimant depuis onze mois la contestation populaire hostile au régime du président Bachar el-Assad, au prix de plus de 6.000 morts, selon des militants.

 

Sourd aux appels à cesser la répression, le régime a poursuivi lundi le pilonnage de Homs (centre), désormais touchée par une crise humanitaire, les militants dénonçant une pénurie de pain.

Le Croissant Rouge syrien a affirmé déjà distribuer de l'aide médicale et alimentaire à des milliers de gens dans la "capitale de la révolution", où, selon un décompte de l'ONU, plus de 300 personnes ont péri depuis le 4 février dans une "attaque sans discernement contre des zones civiles".

 

Mais les violences, qui ont encore fait 11 morts lundi, en majorité des civils, ne découragent pas les manifestants à travers le pays. "La révolution continue tant qu'il y a un nourrisson vivant parmi nous", pouvait-on lire sur une pancarte lors d'une manifestation dans la province de Deraa (sud), berceau de la contestation, d'après une vidéo diffusée par les militants. "Bachar, on a encore des comptes à régler, ton dernier jour est arrivé", scandaient de leur côté des dizaines de personnes dans la province d'Idleb (nord-ouest).

 

Face à cette crise, la Ligue arabe, qui avait déjà tenté de faire passer à l'ONU une résolution condamnant la répression - bloquée par Pékin et Moscou - a décidé de demander au Conseil de sécurité la formation d'une force conjointe et de fournir un soutien politique et matériel à l'opposition. Burhan Ghalioun, chef du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a déclaré sur Al-Jazira voir dans ces décisions "les premiers pas" vers la chute du régime.

 

Lundi, Damas a toutefois répondu qu'elles n'empêcheraient pas le gouvernement "d'assumer ses responsabilités" dans "le rétablissement de la sécurité et de la stabilité", a rapporté l'agence officielle Sana, laissant entendre que l'offensive allait se poursuivre dans les villes "rebelles". "Les Arabes n'ont rien apporté de nouveau, à part leur appel à l'occupation de la Syrie par des troupes étrangères", note encore le journal al-Watan, proche du pouvoir.

 

Déjà profondément divisée sur la crise syrienne, la communauté internationale semble l'être encore plus sur la proposition d'une force de paix avancée par la Ligue arabe. "Nous pensons qu'aujourd'hui toute intervention à caractère militaire extérieure ne ferait qu'aggraver la situation, d'autant qu'il n'y aura pas de décision du Conseil de sécurité, qui est la seule instance à même d'autoriser une intervention militaire", a affirmé le chef de la diplomatie française Alain Juppé.

Moscou a dit étudier la proposition, tout en jugeant qu'un cessez-le-feu était nécessaire au préalable. Pékin s'est gardé de se prononcer sur cette mission.

Londres, de son côté, veut en "discuter de manière urgente" avec la Ligue et ses partenaires internationaux.

 

Le secrétaire général de Ligue arabe Nabil al-Arabi doit rencontrer mardi en Allemagne la chancelière Angela Merkel "pour échanger les points de vue (...) notamment sur la Palestine et la Syrie", selon un communiqué de son bureau.

 

Mais d'après les analystes, la proposition arabe est promise à l'échec. "Je crains qu'il ne soit très difficile de trouver des Etats membres prêts à envoyer des troupes pour une opération de ce type", a affirmé à l'AFP Salman Shaikh, directeur du centre Brookings de Doha.

 

Arabes et Occidentaux doivent par ailleurs lancer cette semaine une nouvelle tentative pour faire condamner Damas, cette fois à l'Assemblée générale de l'ONU - un organe consultatif où le veto n'existe pas. Moscou et Pékin devraient une fois encore s'opposer à ce projet, préparé par l'Arabie saoudite et le Qatar, très similaire au texte bloqué par leur double veto le 4 février.

 

Par ailleurs, la Commission générale de la révolution syrienne, l'une des composantes de l'opposition, a "catégoriquement rejeté" le soutien du chef d'el-Qaëda à leur révolte, qu'ils ont qualifié "d'ingérence".

 

 

 

Lire aussi

Reportage : Le cauchemar de Homs poursuit les réfugiés syriens au Liban

La Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Navi Pillay a affirmé lundi que les forces syriennes avaient "vraisemblablement" commis des crimes contre l'humanité en réprimant depuis onze mois la contestation populaire hostile au régime du président Bachar el-Assad, au prix de plus de 6.000 morts, selon des militants.
 
Sourd aux appels à cesser la répression, le régime a poursuivi lundi le pilonnage de Homs (centre), désormais touchée par une crise humanitaire, les militants dénonçant une pénurie de pain.
Le Croissant Rouge syrien a affirmé déjà distribuer de l'aide médicale et alimentaire à des milliers de gens dans la "capitale de la révolution", où, selon un décompte de l'ONU, plus de 300 personnes ont péri depuis le 4 février dans une "attaque sans discernement contre des zones civiles".
 
Mais les...
commentaires (2)

Pauvres Sains, Libanais et Sains Syriens ! Devoir endurer toutes les "inepties orangées", et on dirait deux pays ayant subis une quelconque "Malsaine Malédiction" ou le Gros Mauvais Œil borgne et "cousu" bientôt ! Mais, pas de panique : No Pasaran pour ces "gens-là".

Antoine-Serge KARAMAOUN

11 h 11, le 13 février 2012

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • Pauvres Sains, Libanais et Sains Syriens ! Devoir endurer toutes les "inepties orangées", et on dirait deux pays ayant subis une quelconque "Malsaine Malédiction" ou le Gros Mauvais Œil borgne et "cousu" bientôt ! Mais, pas de panique : No Pasaran pour ces "gens-là".

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    11 h 11, le 13 février 2012

  • - - Messieurs les arabes et les autres va-t-en guerre ICI en Syrie et ailleurs , habituez-vous dorénavant à entendre un mot , un seul qui vous dira tout le temps ceci : NIET !!! Et ce NIET balayera tout ce que vous aurez concocté sous la houlette de votre chef " non étoilé " et apprenti , le très charismatique Hamd Ben Jassem ben je ne sais quoi encore .. Désolé mes cocos , la raison du plus fort est toujours la meilleures , revenez nous revoir à ce propos dans 18 mois !! entre temps , chantez Tintarella Di Luna ça vous fera du bien .

    JABBOUR André

    07 h 01, le 13 février 2012

Retour en haut