Il n’y a pas que les fonctionnaires « nominés » aux Oscars de l’Administration qui font tousser la Sleiman Academy et les ministres du courant agrume. À entendre les neuneus du pouvoir se crêper aussi la touffe autour des données informatiques de la téléphonie – communément appelées chez nous « data », comme dans tout pays francophone qui se respecte – on est fondé à croire deux choses : un, que le ministère des Télécoms pilote un formidable réseau qui ferait pâlir de jalousie les ingénieurs les plus pointus du système mondial d’interception de communications Echelon ; deux, qu’il suffirait aux James Bond des FSI, dont certains ne font pas la différence entre une télé japonaise et un préservatif afghan, de téter un bout de ce réseau pour renifler et dévoiler les attentats les plus tordus.
À l’heure des nouvelles technologies de la communication, des lignes téléphoniques numérisées et du cryptage informatique des données, il est pathétique d’assister à une chicane qui en est restée au fil de cuivre des années soixante. Une polémique ringarde alors que le téléphone terrestre n’a plus bougé d’une bretelle depuis une trentaine d’années et que son cousin cellulaire tremblote et crachote, au milieux des stations relais qui glaviotent.
Tous les pays du voisinage, des monarchies arriérées aux raclures totalitaires, ont privatisé leur téléphone. Y a que chez nous où l’État médiocre s’attache à ses oripeaux d’un autre âge. Demain, il y aura probablement un cancre diplômé pour nous rabacher que les télécoms c’est notre pétrole et qu’il faudra attendre de libérer la Palestine avant de les livrer au pompage privé. Langue de bois validée ISO 0000.
Entre-temps, les Libanais devront se repaître de cette bisbille dérisoire entre un ministre qui se croit en Scandinavie dans sa défense de la vie privée et les pieds nickelés des FSI, qui n’admettent de faire leur boulot qu’à l’ombre minable de cette République des grandes oreilles et des trous de serrure.
Spectacle surréaliste ! Un peu comme si l’on délocalisait à Baalbeck les colonnes de la place du Musée ou qu’on attrapait Charbel Nahas en flagrant délit d’éclat de rire.
Au vu de ce qu’il nous montre, ce gouvernement devrait aller loin. Et plus tôt il s’en ira, mieux ce sera...
gabynasr@lorientlejour.com


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Dire que L’Afghanistan vient juste de privatiser le téléphone qu’ il a considéré comme une culture du "service" au client avec un numéro de téléphone gratuit. Et nous , nous cherchons le sexe des anges ,ainsi pour l’ internet pour les sociétés privées après 23 h c’ est gratuit alors qu’ Ogero le fournisseur ne donne pas cette offre. Antoine Sabbagha
07 h 28, le 03 février 2012