Rechercher
Rechercher

Santé - Accès À La Santé

Les inégalités sociales en hausse dans les pays riches, déplore l’OMS

Les inégalités sociales dans les pays riches atteignent leur pire niveau en vingt-cinq ans. L’Organisation mondiale de la santé appelle ces pays à des engagements en matière de santé publique.

Margaret Chan : « Dans certains pays riches, la différence dans la qualité de vie entre les générations plus âgées et les jeunes d’aujourd’hui est la plus grande jamais enregistrée. »   (Photo who.int)

Les inégalités sociales dans les pays riches sont en augmentation alors que, dans les régions du monde en développement, de nombreuses maladies sont sur le déclin, a indiqué Margaret Chan, directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
« Dans certains pays riches, la différence dans la qualité de vie entre les générations plus âgées et les jeunes d’aujourd’hui est la plus grande jamais enregistrée », a-t-elle ajouté au cours de la réunion du conseil d’administration de l’organisation onusienne, clôturée hier. Au cours de cette réunion, le conseil exécutif de l’OMS a désigné Mme Chan pour un second mandat (voir par ailleurs).
« L’an dernier, de nombreux pays ont réalisé qu’ils étaient en train de perdre leurs classes moyennes, le fondement même de la démocratie et de la productivité économique », a relevé la directrice de l’OMS, demandant que des engagements soient tenus en matière de santé publique. Elle a, dans ce cadre, cité notamment un rapport récent de l’OCDE montrant que les inégalités des revenus dans les pays riches ont atteint leur pire niveau en près de 25 ans.
« Ce rapport a conclu en outre que les sociétés avec le moins d’inégalités avaient les meilleurs résultats en matière de santé, quel que soit leur niveau de dépenses » dans ce domaine, a relevé Mme Chan, notant que « l’argent seul ne peut pas acheter une meilleure santé ».
« Ceux qui souffrent ou qui sont particulièrement défavorisés méritent une aide », mais « ce n’est pas ce qui s’est passé l’an dernier, en particulier dans les pays nantis, selon de nombreux rapports », a déploré la directrice générale de l’OMS.
Mme Chan a noté par ailleurs qu’au cours de la première décennie du XXIe siècle, les épidémies de VIH/sida et de tuberculose, après avoir atteint un pic, ont entamé un lent déclin.
Concernant la mortalité infantile, elle a indiqué que celle-ci avait chuté au-dessous de 10 millions de cas pour la première fois en près de soixante ans.
Comparés aux 12 millions de décès d’enfants de moins de 5 ans en 1990, les chiffres pour 2010 ont été de 7,6 millions, soit une baisse de plus de 40 pour cent, avec l’exception de l’Afrique subsaharienne où le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans connaît une accélération, selon l’OMS.
En outre, le nombre de décès maternels dans le monde, « la plus choquante des statistiques en matière de santé publique », a commencé à décliner, s’est-elle félicitée.
Par ailleurs, a ajouté Mme Chan, « pour la seule année 2009, environ 800 millions de personnes ont reçu une chimiothérapie préventive pour au moins l’une des maladies tropicales négligées ».

(Source : AFP)
Les inégalités sociales dans les pays riches sont en augmentation alors que, dans les régions du monde en développement, de nombreuses maladies sont sur le déclin, a indiqué Margaret Chan, directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « Dans certains pays riches, la différence dans la qualité de vie entre les générations plus âgées et les jeunes d’aujourd’hui est la plus grande jamais enregistrée », a-t-elle ajouté au cours de la réunion du conseil d’administration de l’organisation onusienne, clôturée hier. Au cours de cette réunion, le conseil exécutif de l’OMS a désigné Mme Chan pour un second mandat (voir par ailleurs). « L’an dernier, de nombreux pays ont réalisé qu’ils étaient en train de perdre leurs classes moyennes, le fondement même de la démocratie et de la...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut