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À La Une - Piratage

Attaque informatique : Israël jure de se venger

Les hackers anti-Israéliens frappent à nouveau.

Cette fois-ci, les coordonnées de 6.050 cartes de crédit ont été mises en ligne. Photo AFP

Le gouvernement israélien a comparé samedi à un acte de terrorisme le piratage informatique de milliers de numéros de cartes de crédit et a juré de se venger.

Ces cyber-attaques sont "une atteinte à la souveraineté comparable à un acte terroriste et doivent être traités de la sorte", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, lors d'un discours prononcé dans un centre communautaire. Il a ajouté, sans préciser : "Israël a la capacité de riposter contre ceux qui cherchent à lui nuire et aucune agence ou aucun pirate informatique ne sera à l'abri d'une opération de représailles".

 

Les coordonnées de 6.050 cartes de crédit supplémentaires appartenant à des Israéliens ont été divulguées sur internet par un groupe de hackers qui affirment être saoudiens, a indiqué vendredi la radio militaire israélienne en citant les organismes de crédit touchés.

 

Lundi, un pirate de ce groupe avait déjà révélé les codes d'accès de 14.000 autres cartes de crédit d'Israéliens en proclamant être en mesure de publier les coordonnées de 400.000 cartes de crédit. Ces données bancaires ont commencé à être publiées dans un communiqué diffusé sur un site israélien dédié au sport.

 

Les trois organismes de crédits visés ont indiqué avoir bloqué l'utilisation des cartes de crédit dont les coordonnées ont été divulguées, pour les achats par internet ou par téléphone tout en précisant que les clients lésés seraient intégralement indemnisés.

 

Dans un communiqué publié sur internet, les auteurs de cette cyber-attaque avaient affirmé lundi être membres d'un "groupe de hackers" saoudiens. "Salut, c'est 0xOmar du groupe-xp, le plus grand groupe de hackers wahhabites (interprétation rigoriste de l'islam) d'Arabie saoudite", avait-il écrit. "Nous sommes des hackers saoudiens anonymes. Nous avons décidé de publier la première partie de nos données concernant Israël", avait-il ajouté.

 

Un haut responsable du ministère de la Justice, Yoram Hacohen a affirmé à la radio ne pas "être inquiet pour ce qui est des cartes de crédit, en revanche ce qui m'alarme c'est le fait que des informations concernant des personnes ont également été révélées telles que des adresses électroniques, des mots de passe, des numéros de cartes d'identité". Ce responsable a reconnu qu'il serait "difficile de localiser les hackers à l'origine de ces attaques s'ils prennent les bonnes précautions". Il a également évoqué la possibilité qu'Israël s'adresse à Interpol.

 

"Cette affaire est inquiétante", a reconnu le ministre israélien des Sciences et des Technologies, Daniel Herschkowitz, à Radio Israël, qualifiant l'incident d'"exemple du grand danger existant dans l'univers numérique". Se voulant rassurant, le ministre a néanmoins ajouté qu'Israël "dispose de capacités parmi les meilleures au monde pour faire face à des cyber-attaques".

 

Une commission parlementaire a toutefois prévu de consacrer une séance de travail à la question du piratage informatique la semaine prochaine. "Nous devons nous organiser pour faire face à des attaques informatiques en cas de tentative d'utilisation d'internet pour frapper Israël", a dit Ronit Tirosh, la présidente de cette commission parlementaire.

 

Certains éditorialistes de la presse israélienne établissent un lien entre le vol de ces données bancaires et le mystérieux virus Stuxnet ayant infecté le programme nucléaire iranien, et évoquent de possibles représailles de la part de la République islamique. Daniel Herschkowitz a jugé que ces hypothèses étaient le fruit de "l'imagination" de leurs auteurs.

 

En novembre, un groupe de pirates informatiques surnommé "Anonymous" avait affirmé avoir lancé des cyber-attaques et paralysé pendant plusieurs heures les sites internet publics de l'armée israélienne, des services de renseignements (Mossad) et de ceux de la Sécurité intérieure (Shin Beth). Ces hackers avaient indiqué qu'ils avaient pris cette initiative en guise de réplique à l'arraisonnement par Israël de deux bateaux pro-palestiniens qui tentaient de forcer le blocus de la bande de Gaza.


Le gouvernement israélien a comparé samedi à un acte de terrorisme le piratage informatique de milliers de numéros de cartes de crédit et a juré de se venger.
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