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Gâterie de gâteux gâtés

Il n’y a pas à dire, en cette fin d’année, nous sommes gâtés! Ce bon Mikou et ses appendices ministériels ne savent plus où donner du neurone pour apaiser une population chauffée à blanc par les incidents sécuritaires et qui, à défaut de se ruer sur les étrennes, menace de ruer dans les brancards.
En guise de gâterie de fin décembre, on pourrait citer la boulette dont nous a gratifiés le ministre de la Défense à propos du caillou de Ersal et que le haut comité du même nom se propose de torcher. On rappelle que la Syrie avait aussitôt saisi la baballe au bond pour coller aux Libanais la paternité du Salon de l’auto piégée qui venait d’ouvrir ses portes à Damas.
Réflexe pavlovien et caprices de la géographie : quand la sauterie se produit au Sud, ce sont toujours les Hébreux qui sont pointés du doigt ; et quand elle s’étale au Nord, c’est invariablement el-Qaëda. Refrain connu, à apprendre d’urgence à nos petits. Dans un cas comme dans l’autre, la joie de vivre palpite au rythme des papillotes et des barbes qui poussent. Dans le monde de la pilosité enchevêtrée, le poil n’attend pas le nombre des années.
L’autre confiserie nous vient de l’arlésienne du réajustement des salaires. Après avoir retoqué par deux fois le projet, le Conseil d’État l’a renvoyé aux calendes épiphaniques. Ce qui a provoqué une apoplexie gazeuse chez Charbel Nahas, le charismatique ministre du Turbin. Toujours prompt à faire des choses qu’on ne lui demande pas, celui-là. S’essuyant les pieds sur le dernier accord entre patrons et salariés, il a juré de faire cracher les premiers au bassinet et de gaver les seconds d’augmentations bidon aussitôt happées par la cherté. Mais Bébel n’en a rien à battre. Il est quasiment sûr que le chômage ne dépassera jamais la barre des 100 %...
Faudrait peut-être qu’on lui explique que l’économie, c’est comme l’homosexualité : il y a l’actif et le passif. Et cette fois, le passif déborde largement. Le « travailleur » n’existe que parce qu’il y a quelqu’un pour le faire travailler, prendre des risques à sa place, décrocher les marchés, pallier la concurrence féroce, diriger l’entreprise. Chacun son boulot ! L’un sans l’autre est impensable, sauf pour un soixante-huitard attardé.
Bref, l’année est finie et la patate chaude est bel et bien lancée. Bon, pendant que nos politiciens se déchirent, nous on va bosser pour les entretenir...

gabynasr@lorientlejour.com
Il n’y a pas à dire, en cette fin d’année, nous sommes gâtés! Ce bon Mikou et ses appendices ministériels ne savent plus où donner du neurone pour apaiser une population chauffée à blanc par les incidents sécuritaires et qui, à défaut de se ruer sur les étrennes, menace de ruer dans les brancards.En guise de gâterie de fin décembre, on pourrait citer la boulette dont nous a gratifiés le ministre de la Défense à propos du caillou de Ersal et que le haut comité du même nom se propose de torcher. On rappelle que la Syrie avait aussitôt saisi la baballe au bond pour coller aux Libanais la paternité du Salon de l’auto piégée qui venait d’ouvrir ses portes à Damas. Réflexe pavlovien et caprices de la géographie : quand la sauterie se produit au Sud, ce sont toujours les Hébreux qui sont pointés du doigt ;...
commentaires (8)

E X Q U I S !!!!

Pierre Hadjigeorgiou

07 h 01, le 03 janvier 2012

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Commentaires (8)

  • E X Q U I S !!!!

    Pierre Hadjigeorgiou

    07 h 01, le 03 janvier 2012

  • Je resume la situation au Liban en quelques chiffres: 1.- une dette nationale qui a passe de $2 milliards en 1990 a $60 milliards en 2012 et probablement $100 milliards en 2017. 2.- Trois milliards de dollars de gaspilles chaque annee qui pourraient etre recuperes si "on le voulait". Ce qui n'est pas le cas 3.- Une infrastructure defaillante qui a besoin de $20 milliards pour la remettre en etat. Mais ou les trouver? 4.- Une comptabilite publique "nulle" depuis 1990. On aurait besoin de trois ans et $2 million pour la verifier. 5.- Une richesse petroliere et gaziere qui a besoin de "cerveaux" pour la gerer. Mais ou les trouver? 5.- Des citoyens indifferents a tout cela. 6.- Des deputes qui, en majorite, le sont encore plus. Bonne annee 2012, Liban et bonne chance.

    George Sabat

    11 h 28, le 30 décembre 2011

  • J'use de cette rubrique, qui est en tête, pour présenter aux Rédacteurs, aux Journalistes, à l'Équipe Web de l'OLJ, à tous ses Employé(e)s, ainsi qu'à leurs Familles ; et à tous les Amis et Amies de ce forum, sans exception aucune, ainsi qu'à leurs Familles, une Bonne Année 2012, pleine de Bonheur, de Joie et de Prospérité. Puisse cette nouvelle Année apporter à notre Pays, le LIBAN, la Paix, le Dialogue, l'Entente et l'Unité. LEBNAN OU BASS ! Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    06 h 42, le 30 décembre 2011

  • Que voulez-vous ? Avec le style le plus marrant qui fait oublier un peu le ton tragique dont résonne tous les jours la Place de l'étoile, Gaby Nasr dit les choses les plus vraies, sur les choses les plus importantes et sur d'autres bien bêtes. On ne gouverne pas un pays avec des lancées d'enfants gâtés de régimes étrangers, ni avec un populisme bien primaire.

    Halim Abou Chacra

    04 h 59, le 30 décembre 2011

  • Si c’était à refaire, recommenceriez-vous ? dit la chanson ; jamais on ne recommencerait, à moins d’être gâteux ou d’ignorer le goût de l’expérience. Ainsi sont et resteront nos ministres des gâtés à cause d’ un citoyen toujours passif . Merci Gaby . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    04 h 43, le 30 décembre 2011

  • " Brillantissime " article Monsieur Gaby Nasr. Triste et décevant de voir à quel point nos politiciens et hommes d'état sont nuls et incapables de diriger le pays en toutes circonstances et de savoir que malheureusement, ce sont les mêmes dirigeants nuls de tous les bords ,que nous pauvres c..s de libanais , élirons à nouveau. Marie José .

    Marie Jose Malha

    02 h 43, le 30 décembre 2011

  • Monsieur Gaby Nasr nous a appris à dire les choses par leur nom. Son article objectif en est la preuve. Nous voulons, et nous nous attachons acharnément, tous les Sudistes compris, à la présence d'observateurs de l'O.N.U. sur nos frontières du Sud pour reporter et condamner les intrusions ou toutes autres activités hostiles de l'ennemi. Qu'en est-il de nos frontières du Nord, où incursions et tueries de Libanais se déroulent au grand jour ? Ne devrait-il pas en être de même ? Au voisin "Grand Frère" du Nord il est permis de violer nos frontières et de nous tuer "ses petits frères", car mourir par la main fratricide est une mort plus douce que d'expirer par celle de l'ennemi ? L'absurdité en guise de logique ! Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    02 h 03, le 30 décembre 2011

  • Excellent. Juste ce qu'il faut pour nous rappeller que nous sommes dirigés par des incapables. Bravo Gaby.

    Karim Tabet

    01 h 42, le 30 décembre 2011

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