Une manifestation anti-Assad dans le quartier al-Midane, près de Damas.
La mission chargée de préparer la venue des observateurs de la Ligue Arabe en Syrie est arrivée jeudi après-midi à Damas, a affirmé une responsable de l'hôtel où ses membres sont descendus.
"Ils sont arrivés dans l'après-midi mais sont sortis de l'hôtel pour se rendre à une réunion", a affirmé cette responsable.
Cette délégation dirigée par Samir Seif al-Yazal, un haut responsable de la Ligue arabe, est formée d'une dizaine de membres ayant pour tâche de régler les problèmes logistiques et d'organisation du premier groupe de 30 à 50 observateurs qui doit arriver dimanche.
Selon le protocole de la Ligue arabe signé lundi par les autorités syriennes, les observateurs, dont le "nombre sera raisonnable pour accomplir la mission", seront "des experts civils et militaires arabes choisis par des pays ou des organisations arabes".
Leur tâche consistera à "surveiller l'arrêt de la violence de tous les côtés et à s'assurer de la libération des détenus arrêtés en liaison avec la crise actuelle", stipule le texte.
Les observateurs "devront être libres de communiquer avec quiconque, en coordination avec le gouvernement syrien. Ils devront aussi vérifier que les éléments armés ont disparu des villes et faire en sorte que le gouvernement autorise les médias à entrer dans le pays", selon le texte.
L'Algérie a été le premier pays à annoncer qu'il enverra la semaine prochaine une équipe d'observateurs pour prendre part à la mission arabe. Cette mission, se déroulera "en application du protocole sur la mission d'observation arabe en Syrie qui a été signé par les parties concernées, le lundi 19 décembre au Caire", a annoncé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Amar Belan. Elle est chargée de "rendre compte, de manière objective, de la situation qui prévaut sur le terrain en vue de la mise en oeuvre du plan arabe de sortie de crise", a ajouté Belani.
Dans ce contexte, les militants pro-démocratie ont appelé à manifester en Syrie vendredi sous le slogan "le protocole de la mort", en référence au plan signé lundi par la Ligue arabe et les autorités syriennes, y voyant une manoeuvre du régime. "Le protocole de la mort, un permis de tuer", ont écrit sur leur page Facebook les militants qui animent depuis plus de neuf mois la contestation contre le régime du président Bachar al-Assad. Selon eux, le régime a profité de la signature du protocole pour intensifier les opérations militaires "barbares" qu'il mène depuis le début de la contestation contre les villes rebelles.
L'opposition syrienne a recensé 250 morts au moins durant les 48 heures qui ont suivi la signature au Caire de ce protocole.
Dénonçant des "massacres", le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la majorité de l'opposition, a appelé mercredi à des réunions d'urgence de la Ligue arabe et du Conseil de sécurité.
Le CNS parle encore d'un "génocide à grande échelle" dans les montagnes de Zaouia, à Idleb et à Homs et exhorte les agences humanitaires à intervenir en urgence.
De leur côté, les autorités syriennes ont fait état jeudi de plus deux mille militaires et membres des forces de sécurité tués en en neuf mois, dans une lettre envoyée par Damas aux Nations unies. "En réponse au rapport fallacieux (des Nations unies) sur la situation en Syrie (...) nous avons informé le bureau du Haut commissaire des droits de l'Homme que le nombre de martyrs a dépassé 2.000 parmi les membres des forces de de sécurité et de l'armée", affirme cette lettre.
Sur le plan international, le gouvernement canadien a appelé jeudi à la "démission immédiate" du président syrien Bachar al-Assad en condamnant une fois de plus la violence en Syrie.
"Le régime Assad continue de massacrer les civils syriens sans discernement --alors même que des observateurs internationaux se préparent à se rendre en Syrie. Ce régime désespéré et de plus en plus isolé n'a aucune crédibilité; Assad et ses partisans doivent démissionner immédiatement", a déclaré le chef de la diplomatie canadienne, John Baird, dans un communiqué.
Sur le terrain, 21 personnes, dont quatorze civils, ont été tuées, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "Neuf civils ont été tués à Homs (centre), la plupart dans le quartier de Baba Amro, par les forces de sécurité qui ont tiré à la mitrailleuse lourde", a annoncé l'OSDH. Quatre civils ont été tués dans la région d'Idleb (nord-ouest) et dans le sud un civil a été tué à Tafas lors de perquisitions des forces régulières.
En outre, quatre soldats et deux déserteurs ont été tués lors d'affrontements près d'un barrage dans le quartier de Baba Amro à Homs, selon la même source.
Dans la région d'Idleb, un soldat et huit autres blessés dans une attaque menée par des groupes de déserteurs contre les forces de l'ordre sur des barrages où plusieurs habitants, dont un enfant de 10 ans, avaient été grièvement blessés, a ajouté l'OSDH.
De plus, des tirs nourris et des explosions ont retenti à Khan Cheikhoune, dans la province d'Idleb, où l'armée a pénétré jeudi matin avec des chars et des véhicules de transports de troupes, selon l'organisation.
Dans cette région, des affrontements entre les forces de l'ordre et des déserteurs avaient également lieu au nord de la localité Kharbet-Ghazalé, où ont pénétré 25 cars transportant des agents des services de sécurité, selon la même source.
"Ils sont arrivés dans l'après-midi mais sont sortis de l'hôtel pour se rendre à une réunion", a affirmé cette responsable.
Cette délégation dirigée par Samir Seif al-Yazal, un haut responsable de la Ligue arabe, est formée d'une dizaine de membres ayant pour tâche de régler les problèmes logistiques et d'organisation du premier groupe de 30 à 50 observateurs qui doit arriver dimanche.
Selon le protocole de la Ligue arabe signé lundi par les autorités syriennes, les observateurs, dont le "nombre sera raisonnable pour accomplir la mission", seront "des experts civils et militaires arabes choisis par des pays ou des organisations...




