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Pompage en douce

Dieu, qu’on est bien entre nous ! Pendant que brûle la cocotte-minute syrienne, on en est encore à vidanger les scories échappées de l’attentat du 14 février 2005. Sans pour autant manquer de créativité, puisque par une entourloupe imaginée par le Mikati mi-décati le TSL recevra quand même son blé, hâtivement pompé en loucedé du tiroir-caisse du Haut Comité de secours. En somme, du pognon sunnite pour couvrir le procès d’un attentat qui a ciblé un sunnite. Y a pas à dire, au Liban on n’arrête pas le progrès. Il s’arrête tout seul...
Faisant contre mauvaise fortune bonne barbe, le Sayyed souterrain a finalement accepté de faire passer la gamelle par pertes et profits. Quant à Orangina, c’est avec une discrétion de violette qu’il a avalé son chapeau en troquant les menaces de sanctions contre la stabilité. Que ne l’a-t-il fait il y a six mois ? Mystère et boule de Noël. Mais bon, dans ces cas-là, dit-on, mieux vaut prêter à sourire que donner à réfléchir.
Au milieu de ce beau linge, il y a bien sûr Istiz Nabeuh qui joue les agents doubles pour ne pas revenir à sa case départ d’il y a 30 ans : un déshérité au chômage. Pourtant, faut le comprendre, le tenancier de la place de l’Étoile. Dès lors que dans son clan le Hezbollah s’occupe de l’essentiel, tout le reste dégage en lui un tel ennui qu’il a fini par se rabattre sur le succédané subsidiaire de l’accessoire secondaire : des palabres en sous-main dans le catimini clandestin des chuchotis honteux.
Pour l’heure, c’est l’Armoire à glace du Sérail qui s’apprête à parader au milieu des lampions. Premier ministre par défaut et défaiseur de nœuds par effort d’imagination, il attend son heure et fantasme sur son avenir politique comme s’il regardait une danseuse du ventre. Planqué, lui aussi ? Que dalle ! Nagib est tapi. Nuance ! Forcé d’attendre, comme l’ensemble de ses compères politiques, que le mois fatidique de mars arrive pour la rebelote de l’accord avec l’ONU. Cet homme pétri de certitudes a pourtant le sentiment tenace de pédaler dans la mouise.
Être incertain, c’est dégueulasse. Surtout quand on est certain d’être incertain.

gabynasr@lorientlejour.com
Dieu, qu’on est bien entre nous ! Pendant que brûle la cocotte-minute syrienne, on en est encore à vidanger les scories échappées de l’attentat du 14 février 2005. Sans pour autant manquer de créativité, puisque par une entourloupe imaginée par le Mikati mi-décati le TSL recevra quand même son blé, hâtivement pompé en loucedé du tiroir-caisse du Haut Comité de secours. En somme, du pognon sunnite pour couvrir le procès d’un attentat qui a ciblé un sunnite. Y a pas à dire, au Liban on n’arrête pas le progrès. Il s’arrête tout seul...Faisant contre mauvaise fortune bonne barbe, le Sayyed souterrain a finalement accepté de faire passer la gamelle par pertes et profits. Quant à Orangina, c’est avec une discrétion de violette qu’il a avalé son chapeau en troquant les menaces de sanctions contre la...
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Dans notre adage libanais , l’argent qui vient facilement sl’ en va aussi facilement . Ainsi le pompage grâce au Haut Comité de secours a sauvé le pays avec un premier ministre organiste habile et persévérant en politique Antoine Sabbagha

Sabbagha Antoine

04 h 51, le 02 décembre 2011

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Commentaires (1)

  • Dans notre adage libanais , l’argent qui vient facilement sl’ en va aussi facilement . Ainsi le pompage grâce au Haut Comité de secours a sauvé le pays avec un premier ministre organiste habile et persévérant en politique Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    04 h 51, le 02 décembre 2011

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