Liban

L’étrange visite de Mohammad Fneich au Sérail...

Le Premier ministre en compagnie de Mohammad Fneich, ministre hezbollahi chargé de la Réforme administrative.Photo Dalati et Nohra

Le Premier ministre Nagib Mikati a reçu hier le ministre d’État hezbollahi chargé de la Réforme administrative Mohammad Fneich.
Dans une discussion à bâtons rompus avec les journalistes du Sérail, M. Fneich a avoué « ne rien savoir » du sort du Conseil des ministres prévu aujourd’hui, rappelant que l’ordre du jour de cette séance a bel et bien été distribué aux ministres. Il a indiqué « ne rien savoir » non plus des négociations menées autour du financement du TSL et des contacts que serait en train d’entreprendre le président de la Chambre Nabih Berry. Le ministre Fneich « n’a pas entendu parler », non plus, d’un boycottage du Conseil des ministres par le CPL.
Interrogé sur le but de sa visite à Nagib Mikati, il a répondu que cela concerne les affaires liées à son ministère, confirmant que le Premier ministre garde toujours la même position quant à son éventuelle démission. « Même chose pour nous : nous n’avons pas changé d’avis », a-t-il déclaré. « Nous souhaitons que le gouvernement ne démissionne pas ; que le Conseil des ministres décide en tant qu’institution et que les institutions soient respectées », a déclaré M. Fneich, précisant que le Hezbollah « n’a pas demandé de délai supplémentaire : notre avis est étudié et connu de tous », a-t-il tenu à ajouter, répétant que sa préférence va à la non-démission de l’équipe à laquelle il appartient.
Pressé à ce moment-là de dire ce que son parti compte faire pour éviter pareil résultat, le ministre hezbollahi a asséné : « Voilà une question pour laquelle je n’ai aucune réponse. Notre position est claire et n’autorise aucun débat. » Il est revenu sur le rôle du Conseil des ministres, assurant que ses décisions doivent être respectées, qu’elles soient le fruit d’un vote ou d’un consensus.

Le Premier ministre Nagib Mikati a reçu hier le ministre d’État hezbollahi chargé de la Réforme administrative Mohammad Fneich.
Dans une discussion à bâtons rompus avec les journalistes du Sérail, M. Fneich a avoué « ne rien savoir » du sort du Conseil des ministres prévu aujourd’hui, rappelant que l’ordre du jour de cette séance a bel et bien été distribué aux...

commentaires (5)

Merci Pierre, je dormirai moins ignare ce soir :) Certains silences en disent long aussi....

Tina Chamoun

07 h 22, le 30 novembre 2011

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Commentaires (5)

  • Merci Pierre, je dormirai moins ignare ce soir :) Certains silences en disent long aussi....

    Tina Chamoun

    07 h 22, le 30 novembre 2011

  • Ce qui est étrange n'est pas la visite en elle même cher Tina, mais le fait que M. Fneich prétend ne rien savoir, ne rien voir, ne rien entendre! C'est étrange qu'il se soit soudainement transforme en autruche non!

    Pierre Hadjigeorgiou

    05 h 39, le 30 novembre 2011

  • Mort de rire,Tina...bien vu!

    GEDEON Christian

    04 h 31, le 30 novembre 2011

  • Il n'y a rien "d'étrange" dans la visite du ministre du Hezbollah au président du Conseil. Il est allé répéter en effet, comme il le dit d'ailleurs en partie aux journalistes à sa sortie du cabinet du Premier ministre : Notre position n'a pas changé et ne changera pas. Nous continuerons à protéger nos cadres accusés de l'assassinat, c'est à dire nos "saints". Nous ne les livrerons jamais à la justice, même "pendant trois cents ans". Et nous n'accepterons plus (comme nous l'avons fait avant qu'ils ne soient accusés) le paiment par le Liban, c'est à dire notre fief, d'aucun financement. Tout cela que vous démissionniez ou pas. Nous vous "conseillons" de ne pas démissionner. Si vous le faîtes, attention, plus de retour à vue. Qu'y a-t-il d'étrange en tout cela? C'est bein connu. L'étrange c'est qu'il y ait, dans un gouvernement d'un Etat dit de droit, des ministres d'un parti dont des cadres sont accusés d'assassinat. Et ça aussi c'est connu. Et trop.

    Halim Abou Chacra

    04 h 14, le 30 novembre 2011

  • Vos titres deviennent racolants comme ceux des tabloïds.On se demande ce que va nous révéler l'article de si étrange dans cette visite. Eh ben, rien! Étrange, non?

    Tina Chamoun

    02 h 10, le 30 novembre 2011