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L’oreille de qui ?

Chaque jour qui passe, chaque semaine qui s’écoule en fournissent la preuve : le monde arabe vit une situation inédite, une ère nouvelle qui ouvre largement les portes à l’imprévisible, à un bouleversement politique similaire dans son historicité à celui qui a accompagné la chute du monde communiste.
Des pions qui tombent, d’autres qui se disputent la place évacuée et l’effet domino qui n’en finit pas de hanter les esprits les plus retors : le printemps arabe, comme toute révolution qui se recherche, se devait de côtoyer l’automne, de vivre les affres de la transition, de flirter avec la guerre civile.
Tunisie et Égypte, Libye et Bahreïn, Yémen et Syrie : les scénarios de conflit diffèrent, les sorties de crise aussi. Là, le processus démocratique se met laborieusement en place, se fait toujours tirer l’oreille, ailleurs, les dérapages se confirment, pavent la voie à des règlements de comptes sanglants, à des déchirures internes que seul le temps permettra de soigner.
Entre un islamisme conquérant qui aspire au pouvoir et des dissensions communautaires qui menacent de faire tache d’huile attisées par des dictateurs en fin de parcours, le printemps arabe connaît ainsi ses premiers revers de médaille, est confronté à ses premiers véritables défis.
Et voilà que des voix s’élèvent pour semer le doute, pour distiller le poison de la peur face à l’inconnu, pour justifier l’injustifiable : le maintien au pouvoir des derniers tyrans « seuls garants d’une sécurité mise à mal par les révolutionnaires, menacée par la montée de l’islamisme ».
Une imposture qui dénie au peuple arabe le droit de s’exprimer librement, qui refuse d’admettre que tout changement radical est forcément suivi de turbulences et de graves crises avec, en finalité, l’avènement de la démocratie.
Une imposture que Bachar el-Assad a longtemps fait sienne en agitant l’épouvantail du danger islamiste, une manœuvre grotesque qui a dupé des années durant autant l’Occident qu’Israël, l’allié objectif, et qui continue d’être cautionnée au Liban par les anciens alliés et nouveaux ralliés, ceux qui ne voient l’avenir qu’à travers des calculs régulièrement battus en brèche.
Le monde arabe est en ébullition, les risques de conflits régionaux se précisent, englobant l’Iran et la Turquie, une nouvelle carte politique se dessine au Moyen-Orient, et il se trouve encore des « têtes pensantes » libanaises qui s’obstinent à parier sur le passé, à miser sur le cheval perdant.
Le Liban officiel, lui, comme l’autruche, enfonce sa tête dix pieds sous terre espérant que le bon Dieu, dans sa grande magnanimité, éloignera la tempête du Liban. Mais le Dieu du Hezbollah l’entend-il de cette oreille ?
Chaque jour qui passe, chaque semaine qui s’écoule en fournissent la preuve : le monde arabe vit une situation inédite, une ère nouvelle qui ouvre largement les portes à l’imprévisible, à un bouleversement politique similaire dans son historicité à celui qui a accompagné la chute du monde communiste.Des pions qui tombent, d’autres qui se disputent la place évacuée et l’effet domino qui n’en finit pas de hanter les esprits les plus retors : le printemps arabe, comme toute révolution qui se recherche, se devait de côtoyer l’automne, de vivre les affres de la transition, de flirter avec la guerre civile.Tunisie et Égypte, Libye et Bahreïn, Yémen et Syrie : les scénarios de conflit diffèrent, les sorties de crise aussi. Là, le processus démocratique se met laborieusement en place, se fait toujours tirer...
commentaires (4)

Article pertinent M. Noun! Il est temps que certains s'en rendent compte et commencent a se poser des questions sur leurs fausses convictions et espérances! Seul la démocratie triomphe a la fin et il est recommandable que cela se fasse sans effusions de sang. Espérons que le Hezbollah tendra l'oreille a la volonté de la majorité du peuple Libanais et non pas aux chants des sirènes Fakihistes et Fakihiennes qui n'apporterons que catastrophes et malheurs, en premiers, a leurs propres ouailles! Autrement, en effet, il n'y a qu'un seul Dieu et celui ci est altruiste, aimant et miséricordieux!

Pierre Hadjigeorgiou

06 h 35, le 28 novembre 2011

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Commentaires (4)

  • Article pertinent M. Noun! Il est temps que certains s'en rendent compte et commencent a se poser des questions sur leurs fausses convictions et espérances! Seul la démocratie triomphe a la fin et il est recommandable que cela se fasse sans effusions de sang. Espérons que le Hezbollah tendra l'oreille a la volonté de la majorité du peuple Libanais et non pas aux chants des sirènes Fakihistes et Fakihiennes qui n'apporterons que catastrophes et malheurs, en premiers, a leurs propres ouailles! Autrement, en effet, il n'y a qu'un seul Dieu et celui ci est altruiste, aimant et miséricordieux!

    Pierre Hadjigeorgiou

    06 h 35, le 28 novembre 2011

  • Le bouche à oreille est le meilleur des médias qui a fait chuter toutes ces dictaturies arabes pourries , mais espérons que notre sourde oreille locale puisse enfin tirer les leçons de la politique aveugle arabe . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    02 h 49, le 21 novembre 2011

  • Il faut que ce soit bien clair. Ceux qui provoquent et attisent les conflits sectaires dans le monde arabe, en particulier le conflit sunnito-chiite, comme le fait le régime de Téhéran en Irak, chez ses voisins du Golfe et au Liban; comme le fait maintenant le régime de Damas, qui, en recherche de prétextes pour se maintenir au pouvoir dans ses conditions et son intransigeance, provoque délibérément un conflit sunnito-alaouite en Syrie, sont non plus seulement les alliés objectifs d'Israel, mais ses alliés effectifs. En effet le plus grand rêve de l'Etat sioniste est un conflit sunnito-chiite de proportions gigantesques et alors interminable, qui substitue une fois pour toutes son conflit avec les Palestiniens et enterre les aspirations de ces derniers. Ainsi Israel anéantit tout ce qui peut le menacer et réalise tous ses objectifs coloniaux.

    Halim Abou Chacra

    02 h 21, le 21 novembre 2011

  • - - Si la tempête reste loin du Liban , et le restera , malgré toutes les tentatives bien connues de certains , pour l'introduire intramuros chez nous ! c'est bien grâce au bon Dieu du Hezb qui le même que le nôtre et les autres bon Dieu , puisqu'il n'y a qu'un seul bon Dieu pour tous , ce que ne croient pas les terroristes fanatiques , qui cherchent le chaos chez nous au nom du leur ; Allah ! Disons Merci à le feuille d'entente qui protège le Liban et les Libanais , et à l'armée qui la complète , et aux citoyens qui l'entourent avec leurs corps et leur amour .

    JABBOUR André

    00 h 40, le 21 novembre 2011

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