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Mollo, l’ophtalmo !

Le prix de l’humour politique 2011 ira incontestablement au Grand Mufti de Syrie, qui a gratifié cette semaine ses ouailles d’une saillie mémorable : « Bachar el-Assad attend la mise en place des réformes promises, il compte ensuite se désister pour se consacrer à son véritable métier, l’ophtalmologie. »
Comme il se doit, l’intéressé s’est aussitôt employé à démentir son gargouillis après s’être fait méchamment remonter les bretelles. Trop tard ! Il reste que cette pensée puissante issue d’une phosphorescence de neurones inégalée appelle les remarques suivantes :
- En comptant Istiz Nabeuh, Wi’am Wahhab et Orangina, ils sont désormais quatre au Proche-Orient à attendre les réformes syriennes et à peu près les seuls à y croire. L’espoir fait vivre ! Le Sayyed Barbu, quant à lui, a déjà certainement un plan B.
- L’ophtalmologie doit assurément manquer de bras en Syrie et le Saladin minimoustachu aura sans doute des pistaches sur la planche pour soigner ceux que ses soldats ont entre-temps éborgnés. D’où la maxime-express : « Rien n’empêche d’être à la fois un brillant ophtalmo et affublé d’une courte vue politique. »
- La boulette du Grand Mufti donne à penser que le restant des pitbulls du régime se consacrera à la broderie et la tapisserie d’Aubusson. Pour un peu, le dignitaire religieux nous aurait affirmé que le père Noël n’existe pas ! Mais là, la ficelle aurait été un peu grosse.
Entre deux distributions de viande de boucherie, le fiston Assad continue pour l’heure d’organiser des scènes surréalistes de la vie de château où les délégations se précipitent en cohortes empressées, les bras chargés de tubes de pommade et de boîtes de cirage. Tactique classique : puisque les choses le dépassent, il feint d’en être l’organisateur. Ses discours réguliers devant la claque de ses partisans fournissent ainsi une assez bonne mesure de la haute considération dans laquelle il tient le Machin exotique de la Ligue arabe. Mais bon, ses larbins ont fini par piger et digérer le laïus abscons.
C’est rentré ! comme dirait DSK...

 

gabynasr@lorientlejour.com

Le prix de l’humour politique 2011 ira incontestablement au Grand Mufti de Syrie, qui a gratifié cette semaine ses ouailles d’une saillie mémorable : « Bachar el-Assad attend la mise en place des réformes promises, il compte ensuite se désister pour se consacrer à son véritable métier, l’ophtalmologie. » Comme il se doit, l’intéressé s’est aussitôt employé à démentir son gargouillis après s’être fait méchamment remonter les bretelles. Trop tard ! Il reste que cette pensée puissante issue d’une phosphorescence de neurones inégalée appelle les remarques suivantes :- En comptant Istiz Nabeuh, Wi’am Wahhab et Orangina, ils sont désormais quatre au Proche-Orient à attendre les réformes syriennes et à peu près les seuls à y croire. L’espoir fait vivre ! Le Sayyed Barbu, quant à lui, a déjà...
commentaires (9)

En fait, tout le monde veut un changement. Mais vers quelle direction? That is the question mon cher Gaby!!!!

Moubazbaz Isaac

15 h 30, le 11 novembre 2011

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Commentaires (9)

  • En fait, tout le monde veut un changement. Mais vers quelle direction? That is the question mon cher Gaby!!!!

    Moubazbaz Isaac

    15 h 30, le 11 novembre 2011

  • Quel plaisir de vous lire Monsieur Gaby Nasr ! comme d'habitude, toute la vérité et l'objectivité avec en plus " a big touch of humor ". Marie José Malha.

    Marie Jose Malha

    10 h 37, le 11 novembre 2011

  • Mr Gaby Nasr. (:-) (:-) d'arriver à manier l'humour dans le drame et le drame dans l'humour.

    Saleh Issal

    04 h 41, le 11 novembre 2011

  • Tout à fait d'accord avec vous Ali. Le ton de G.Nasr n'est plus à la boutade depuis quelque temps. Malheureusement pour lui. Et puis, les meilleures blagues sont les plus courtes.

    Tina Chamoun

    03 h 08, le 11 novembre 2011

  • Assad ou l’histoire d’ un ophtalmo qui confond toujours les petites frustrations de la vie ordinaire que comble le rêve avec les drames d’une histoire particulière de son pays . Un autre pays arabe qui saute donc dans l ’inconnu à cause de sa forte myopie . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    02 h 57, le 11 novembre 2011

  • Monsieur Gaby Nasr, analyse objective. Souvent les médecins ont besoin d'autres médecins pour les soigner. Et les Ophtalmos d'autres Ophtalmos pour leur ouvrir les yeux. Car,il n'est de plus aveugle que celui qui ne veut pas voir, et de plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    02 h 49, le 11 novembre 2011

  • Des billets de plus en plus hargneux, à sens unique et de moins en moins drôles! On dirait France 24!! Monsieur Touma doit beaucoup les apprécier, Y a pas de doutes...

    Ali Farhat

    02 h 43, le 11 novembre 2011

  • "En comptant Istiz Nabeuh, Wi'am Wahhab et Orangina (avec le Grand Mufti de Syrie), ils sont désormais quatre au Proche-Orient à attendre les réformes syriennes et à peu près les seuls à y croire. L'espoir fait vivre ! Le Sayyed Barbu, quant à lui, a déjà certainement un plan B". Voilà ! En un petit paragraphe, le point en Syrie après huit mois de tueries, et les échos au Liban. Cependant, par souci de justice, aux quatre grands fidèles mentionnés il faut ajouter un ou deux enfants gâtés du régime syrien.

    Halim Abou Chacra

    01 h 38, le 11 novembre 2011

  • - - Au moins chez l'ophtalmo , les femmes peuvent conduire , les Chrétiens peuvent aller à l'église librement comme au Liban ou en occident ! les jeunes peuvent faire la fête dans des bars et des boîtes de nuit , comme au Liban et en occident ! les Syriennes et les Syriens sont habillés à l'occidentale et comme ils veulent , comme au Liban et en occident ! etc etc etc et la liste des libertés est longue , très longue . De quelles réformes parlez-vous SVP ??? celles du parti unique ! La loi a été promulguée par décret présidentiel , ils n'ont qu'à former des partis politiques et attendre les élections , et surtout , arrêtez votre musique qui ne correspond plus aux paroles chantées (...) Votre discours anti-Assad est devenu fade , vous avez perdu et avec vous " votre " Hariri là où il se trouve . Et si on parlait des réformes Saoudiennes et dans d'autres pays arabes , surtout , dans les libérés dernièrement cher monsieur Nasr !! Merci .

    JABBOUR André

    00 h 34, le 11 novembre 2011

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