Aoun Khassawneh.
Aoun Khassawneh, 61 ans, juge à la Cour internationale de justice à La Haye depuis 2000, a été désigné lundi au poste de Premier ministre par le roi jordanien Abdallah II, a indiqué à l'AFP une source officielle. "M. Khassawneh est actuellement en audience avec le roi qui lui a confié la mission de diriger et former le prochain gouvernement", a ajouté cette source qui a requis l'anonymat. La nomination de M. Khassawneh permettra de crédibiliser le processus de réformes, affecté par des violences et un manque d'action du gouvernement, indique-t-on dans les milieux politiques à Amman.
Ce juriste a fait des études d'Histoire et de Droit à l'université de Cambridge, en Grande-Bretagne. Il a ensuite fait carrière au ministère des Affaires étrangères avant d'être désigné chef de cabinet royal par le défunt roi Hussein, père d'Abdallah II, de 1996 à 1998. Il a également été conseiller juridique auprès de la délégation jordanienne qui a négocié en 1994 un traité de paix avec Israël. Entré à la Cour internationale de Justice à la Haye en 2000, il a été de 2006 à 2009 vice-président de cette cour.
"J'espère que les Frères musulmans participeront au gouvernement (...) Ce pays est pour tous. Nous accueillerons favorablement une participation des Frères musulmans et de toutes les autres tendances à qui nous tendons la main", a déclaré M. Khassawneh à un groupe de journalistes dont un correspondant de l'AFP. Les islamistes constituent le groupe d'opposition le plus important dans le pays. Ils ont boycotté le gouvernement sortant de Maarouf Bakhit. M. Khassawneh a souligné que les islamistes étaient "une partie importante de la société jordanienne" et qu'ils étaient "historiquement attachés à la sécurité de la nation".
Le Premier ministre désigné lundi a en outre affirmé que sa priorité était d'"établir une base juridique et légale en harmonie avec les évolutions qui ont eu lieu récemment", en référence aux réformes constitutionnelles. Son autre priorité, a-t-il dit, est la lutte contre la corruption, "un cancer qui tue le corps de la patrie". Il a souligné avoir reçu "les garanties du roi qu'il assumera totalement les prérogatives de Premier ministre". Un proche de M. Khassawneh avait affirmé à l'AFP dans la matinée, que le juge "veut des garanties qu'il assumera totalement les prérogatives de Premier ministre telles que stipulées par la Constitution". Selon lui, le juriste a demandé "de pouvoir travailler sans interventions externes".
M. Khassawneh a enfin affirmé que la formation de son gouvernement "prendra plusieurs jours".
Cette nomination intervient à la suite de la démission de Maarouf Bakhit à la demande du roi. M. Bakhit, désigné en février par le roi à la suite de manifestations demandant le départ de son prédécesseur, est la cible de critiques acerbes de l'opposition qui dénonce son "manque d'action". Soixante et un députés ont signé dimanche un document qui "critique" l'action du Premier ministre, bien que le parlement ne soit pas en session, selon des sources parlementaires. Le document n'a toutefois pas été rendu public. Un des députés signataires a affirmé que ce document "critique envers le Premier ministre" fait suite "aux violences" subies par des manifestants qui réclament une accélération des réformes et une intensification de la lutte contre la corruption, et à la "mauvaise gestion" du gouvernement.
Le roi Abdallah II avait affirmé en août lors de rencontres au palais avec des Jordaniens qu'il prévoyait un "tsunami" dans les hautes fonctions de l'Etat qui permettrait au pays d'avancer sur la voie des réformes, selon des sources ayant participé à ces rencontres. D'après ces sources, mis à part l'exécutif, le roi prévoit d'opérer des changements au palais royal et dans les institutions sécuritaires de l'Etat.
Lundi, il a également désigné un nouveau chef des services de Renseignements, le général Faisal Shobaki, un officier de carrière dans les Renseignements. Le général Shobaki était ambassadeur de Jordanie au Maroc depuis 2008.
La Jordanie fait face depuis janvier à un mouvement de protestation réclamant des réformes politiques et économiques, ainsi que la fin de la corruption.
Ce juriste a fait des études d'Histoire et de Droit à l'université de Cambridge, en Grande-Bretagne. Il a ensuite fait carrière au ministère des Affaires étrangères avant d'être désigné chef de cabinet royal par le défunt roi...


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André...là nous sommes d'accord...je me demande bien ce que pensent les thuriféraires des soi-disant révolutions arabes du roi de Jordanie.Cettte dynastie hachémite est un honneur(un des rares) du monde arabe.Que Dieu(pour ceux qui y croient) protège ce petit grand roi,comme il a protégé son père!
11 h 35, le 17 octobre 2011