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Pour changer...

À force de parler des nôtres, on a fini par oublier les bouffons du voisinage. Ça tombe bien, voilà que la béchamel israélo-palestinienne nous ramène le bon souvenir d’un Proche-Orient en éternelle capilotade.
Il aura ainsi suffi que Mahmoud Abbas promène sa sébile dans les couloirs de l’ONU pour donner une quinte de toux à Benjamin Netanyahu, qui redoute de voir se fracasser son rêve d’enfance : une Palestine découpée en tranches fines autonomes, entre lesquelles des indigènes à keffieh continueraient à jouer à saute-mouton ; une Jérusalem renvoyée à Mathusalem ; des lance-flammes et des bonbons à l’uranium appauvri pour les enragés de la pierre.
Sacré Bibi ! Les Libanais ont de lui un souvenir attendri : pendant que jadis il nous abreuvait d’obus en fumant ses havanes, sa femme tabassait ses domestiques. Tant et si bien d’ailleurs qu’on avait ici l’impression de faire partie de la maison... Solidarité des matraqués.
La vérité est que ce vestige du Likoud est jaloux. Il se serait bien vu juché sur son char blanc, à la tête d’une formidable armada chargée de raser gratis tout ce que la Palestine compte comme barbus. Ce qui lui aurait permis de rester en tête à tête avec ses ultras locaux à papillotes. Des agités de la kippa, frigides le shabbat, rigides sur les abats.
Pour autant, il serait peut-être temps également pour les Palestiniens de cesser de prendre les vessies pour des lampes au xénon, en étalant le spectacle de leurs favelas où grenouillent les furibards de l’islamisme calcifié, qui plastronnent en fumant Dieu directement sans filtre. Et comprendre enfin qu’on ne peut pas à la fois déclarer la guerre sainte à l’État hébreu, promettre de jeter les Juifs à la mer et étaler ensuite ses jérémiades quand on prend des coups.
Ce n’est pas le Conseil de sécu qui va apprendre à Mahmoud Abbas à monter le mécano d’un État de droit. Face aux excités du Hamas, dont les Palestiniens de Gaza ont pu jusque-là apprécier les œuvres complètes, ce chef-d’œuvre en péril n’a pas montré qu’il avait grand-chose dans le pantalon. Certes, un peu plus haut il se sent aujourd’hui pousser des ailes, mais force est de constater qu’il vole encore bien bas.

 

gabynasr@lorientlejour.com

À force de parler des nôtres, on a fini par oublier les bouffons du voisinage. Ça tombe bien, voilà que la béchamel israélo-palestinienne nous ramène le bon souvenir d’un Proche-Orient en éternelle capilotade.Il aura ainsi suffi que Mahmoud Abbas promène sa sébile dans les couloirs de l’ONU pour donner une quinte de toux à Benjamin Netanyahu, qui redoute de voir se fracasser son rêve d’enfance : une Palestine découpée en tranches fines autonomes, entre lesquelles des indigènes à keffieh continueraient à jouer à saute-mouton ; une Jérusalem renvoyée à Mathusalem ; des lance-flammes et des bonbons à l’uranium appauvri pour les enragés de la pierre.Sacré Bibi ! Les Libanais ont de lui un souvenir attendri : pendant que jadis il nous abreuvait d’obus en fumant ses havanes, sa femme tabassait ses...
commentaires (2)

Monsieur Gaby Nassr, superbe, comme d'habitude. Mais, dites-moi, cette toute petite miette de Palestine, dont rêve Abbas, et si on la lui jetterait, n'est-elle pas comme une très petite et mince ruche d'abeilles investie par les guêpes ?? On n'y trouverait point de miel ! c'est de venin plutôt qu'on s'y délecterait ! Et, BIBI et épouse = Hannibaal et épouse. Quelle ironie du sort ! Anastase Tsiris

Anastase Tsiris

05 h 21, le 30 septembre 2011

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Commentaires (2)

  • Monsieur Gaby Nassr, superbe, comme d'habitude. Mais, dites-moi, cette toute petite miette de Palestine, dont rêve Abbas, et si on la lui jetterait, n'est-elle pas comme une très petite et mince ruche d'abeilles investie par les guêpes ?? On n'y trouverait point de miel ! c'est de venin plutôt qu'on s'y délecterait ! Et, BIBI et épouse = Hannibaal et épouse. Quelle ironie du sort ! Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    05 h 21, le 30 septembre 2011

  • Bonne leçon de morale pour M Mahmoud Abbas un politicien célèbre pour ses jérémiades parachuté pour une Palestine introuvable sur la carte politique , et le comble ne voulant point reconnaitre un Hamas bien excité pour survivre lui aussi sans l’État hébreu. Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    01 h 14, le 30 septembre 2011

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