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À La Une - France

Explosion dans un site nucléaire : un mort et 4 blessés

L'accident n'aurait provoqué aucune fuite radioactive ou chimique à l'extérieur de l'installation.

Une vue partielle du site nucléaire de Marcoule, près de Nîmes, dans le sud de la France. Dominique Faget/

Un homme est mort lundi et quatre ont été blessés dans l'explosion d'un four servant à recycler des déchets faiblement radioactifs dans une installation nucléaire du sud de la France, un accident qui n'a provoqué aucune fuite radioactive, selon les autorités. "Selon les premières informations, il s'agit d'une explosion d'un four servant à fondre les déchets radioactifs métalliques de faible et très faible activité", a indiqué l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui a activé son centre d'urgence à la suite de l'accident, survenu en fin de matinée.

A 16H00 (14H00 GMT), l'ASN a affirmé que l'accident était "terminé" et ne comportait "pas d'enjeu radiologique ni d'action de protection des populations". L'incendie a été rapidement maîtrisé, selon Electricité de France (EDF), dont une filiale, la Socodei, exploite le Centre de traitement et de conditionnement des déchets de faible activité (Centraco) de Codolet où a eu lieu l'accident.

 

"C'est un accident industriel, ce n'est pas un accident nucléaire", a précisé à l'AFP un porte-parole du groupe. "Aucune mesure de confinement ou d'évacuation" des salariés "n'a été nécessaire", a déclaré le ministère de l'Intérieur. L'homme décédé est "mort dans l'explosion", a-t-il ajouté de même source. L'un des quatre blessés, grièvement atteint, a été évacué par hélicoptère. "Les secours n'ont décelé aucune contamination radiologique" sur les trois autres blessés, ont précisé les autorités locales. Les victimes sont employées par la société Socodei, a précisé l'entreprise à l'AFP.

 

Par ailleurs, cette explosion "n'a pas occasionné de fuite radioactive", a déclaré à l'AFP une porte-parole du ministère de l'Energie. "Les mesures effectuées ne mettent pas en évidence de rejet à l'extérieur de l'installation", a confirmé le Commissariat à l'énergie atomique (CEA), exploitant nucléaire du site de Marcoule, dont dépend le Centraco.

La Socodei et le CEA ont déclenché leur plan d'urgence interne. Un périmètre de sécurité a été installé, des gendarmes empêchant l'accès aux voitures, a constaté un journaliste de l'AFP. "Pour l'heure, aucune mesure de protection des populations n'est nécessaire", a néanmoins souligné la préfecture qui a mis en place un numéro d'information.

La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciuscko-Morizet a décidé de se rendre sur place et elle y était attendue vers 17H15 pour participer à une "évaluation précise des éventuels impacts radiologiques de cet accident", a indiqué le ministère de l'Ecologie.

 

Le Centraco a pour objet le traitement de déchets faiblement ou très faiblement radioactifs, soit par fusion pour les déchets métalliques (vannes, pompes, outils), soit par incinération pour les déchets combustibles, comme les gants ou combinaisons de travail des techniciens.

 

"Une enquête va être diligentée afin de déterminer les causes exactes de l'accident qui a provoqué une vive émotion à tous les échelons de la Socodei", qui emploie environ 200 personnes, a déclaré la société, ajoutant que "c'est la première fois qu'un drame de cette ampleur se produit sur le site".

 

L'organisation Greenpeace a réclamé aux autorités une transparence totale et immédiate sur cet incident. "Il est indispensable que les populations locales soient informées en temps réel sur la situation et sur les éventuels rejets radioactifs", a déclaré Yannick Rousselet, un responsable de Greenpeace France. "Ce site n'est pris en compte ni dans l'audit des installations nucléaires françaises demandé par le gouvernement, ni dans les dernières inspections faites par l'Autorité de sûreté nucléaire. Cela démontre une nouvelle fois que la France n'a pas retenu les leçons de Fukushima", au Japon, a-t-il ajouté dans un communiqué.

 

La France, qui tire 75% de son électricité de ses centrales nucléaires, a développé une filière très performante dans ce domaine.

 

Un homme est mort lundi et quatre ont été blessés dans l'explosion d'un four servant à recycler des déchets faiblement radioactifs dans une installation nucléaire du sud de la France, un accident qui n'a provoqué aucune fuite radioactive, selon les autorités. "Selon les premières informations, il s'agit d'une explosion d'un four servant à fondre les déchets radioactifs métalliques de faible et très faible activité", a indiqué l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui a activé son centre d'urgence à la suite de l'accident, survenu en fin de matinée.
A 16H00 (14H00 GMT), l'ASN a affirmé que l'accident était "terminé" et ne comportait "pas d'enjeu radiologique ni d'action de protection des populations". L'incendie a été rapidement maîtrisé, selon Electricité de France (EDF), dont une filiale, la Socodei,...
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