Je tiens également à les féliciter pour leur courage, leur patience et leur persévérance, car il en faut, et beaucoup, pour pouvoir vivre sereinement dans ce pays que certains, de l’extérieur et de l’intérieur, s’acharnent malheureusement à détruire.
Bravo aussi à ceux qui, malgré leur éloignement, restent fidèles et reviennent régulièrement dans l’espoir, peut-être, de voir un jour leur rêve de s’y établir définitivement se réaliser.
Mais quand viendra-t-il, ce jour où tous les Libanais qui le souhaitent pourront vivre dignement et paisiblement dans leur pays ?
Quand les détenteurs des différents pouvoirs se décideront-ils enfin à travailler pour l’intérêt public et mettront tout en œuvre pour améliorer le quotidien de leurs compatriotes ?
Quand cessera-t-on de risquer sa vie en prenant la voiture, parce que les routes sont mal entretenues, parce que le code de la route n’est pas respecté ou encore parce que certains conducteurs se prennent pour des pilotes de formule 1, en toute impunité ?
Quand cessera-t-on de perdre son temps et son énergie dans des embouteillages monstres parce que les infrastructures sont archaïques et mal étudiées ?
Quand cessera-t-on de se casser la tête pour planifier les différentes tâches ménagères en fonction des coupures d’électricité ?
Quand cessera-t-on de subir la mauvaise foi et l’arrogance de certains propriétaires de générateurs qui nous font payer dix à quinze fois le prix d’un douteux 10 ampères ?
Quand cessera-t-on d’appréhender l’accomplissement des formalités administratives, qui échappent souvent à toute logique ?
Quand cessera-t-on de débourser une petite fortune afin d’emmener nos enfants à un parc ou à une plage même pas digne de ce nom ?
Quand cessera-t-on de pleurer en voyant notre pays s’enlaidir chaque jour davantage : amoncellement des déchets, constructions anarchiques au mépris des règles d’urbanisme et d’esthétique, invasion d’affiches publicitaires, pollutions de toutes sortes ?...
Quand cessera-t-on de pleurer en voyant notre précieux patrimoine naturel et culturel détruit, détérioré, délaissé, ignoré ?
Est-il normal qu’en 2011, vingt ans après la fin des hostilités, nous en soyions encore là, à nous préoccuper de « minimums vitaux », au lieu de nous engager dans la voie de la modernité ?
Est-elle normale cette impuissance de nos gouvernements successifs à régler tous ces problèmes et à mettre enfin le pays en marche ?
À nous, simples citoyens, de placer nos hommes politiques face à leurs responsabilités, mais à nous aussi de nous remettre en question et de réfléchir ensemble à l’avenir de notre pays.
À nous de retrousser nos manches pour essayer, dans la mesure du possible, d’améliorer le quotidien et de préserver ce coin de paradis, comme l’appelaient nos parents et nos grands-parents, afin de transmettre aux générations futures ce qui a longtemps fait la réputation du pays du Cèdre, à savoir la beauté de ses paysages, la douceur d’y vivre, la solidarité, l’accueil, la générosité et la courtoisie de ses habitants.
Ne baissons pas les bras, soyons ambitieux pour notre pays, et surtout n’attendons pas qu’il soit trop tard !


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Bravo Michele, tu as parle pour nous tous et tu as dit a haute voix ce que chacun de nous pense depuis longtemps ! J espere que tous les responsables liront cet article et reagiront le plus vite possible, avant qu il ne soit trop tard !
12 h 39, le 17 août 2011