Rechercher
Rechercher

À La Une - Crise

Les Bourses européennes dégringolent, plombées par les banques

La Bourse de New York évoluait également en très forte baisse

A Paris, l'action de la banque Société Générale s'effondrait de plus de 20%.

Les Bourses européennes chutaient à pic mercredi, plombées par la dégringolade du secteur bancaire sur fond de rumeurs d'aggravation de la crise en zone euro. De Londres à Paris, le plongeon a été entre 3 et 5%. L'affolement des marchés financiers s'expliquait par la dégringolade des titres du secteur bancaire. A Paris par exemple, l'action de la banque Société Générale s'effondrait de plus de 20%.

Alors que l'on s'acheminait mercredi en Europe vers un rebond, les places financières ont subitement paniqué à deux heures de la clôture, les investisseurs liquidant leurs actions dans la précipitation.

La nervosité était portée à son comble par la multiplication de rumeurs de dégradation de la note de crédit de pays européens comme la France ou de faillite de certaines banques comme la française Société Générale.

La fièvre touchait aussi l'autre rive de l'Atlantique. La Bourse de New York évoluait également en très forte baisse en milieu de séance, incapable de poursuivre le rebond de la veille alors que les inquiétudes sur l'économie dominaient: le Dow Jones perdait 3,63% et le Nasdaq 3,15%.

Les banques, qui sont les principaux créanciers privés de la Grèce, pays au bord de la faillite, risquent d'essuyer des pertes plus importantes que prévu, selon les analystes.

Athènes envisage en effet d'étendre l'échange d'obligations aux titres à plus longue échéance, à savoir venant à échéance "un peu après 2020", mettant ainsi davantage à contribution les créanciers privés. L'objectif est d'arriver à une participation de 90% des créanciers, à hauteur de 135 milliards d'euros, a déclaré mercredi son ministre des Finances, Evangélos Vénizélos.

A ces craintes, s'ajoutent des "rumeurs les plus folles sur une éventuelle dégradation de la note française par une agence de notation", indiquaient des analystes sous couvert d'anonymat.

Le gouvernement français a "formellement" démenti ces rumeurs.

"Ces rumeurs sont totalement infondées et les trois agences Standard's and Poor, Fitch et Moody's ont confirmé qu'il n'y avait pas de risque de dégradation", a-t-on déclaré dans l'entourage du ministre français des Finances François Baroin.

Interrogée par l'AFP, l'agence de notation franco-américaine Fitch Ratings a confirmé la note "AAA", décernée aux emprunteurs les plus fiables, qu'elle attribue à la dette publique française.

"Il est clair que des investisseurs jouent la carte de la peur car cette rumeur est largement infondée, à mes yeux", a tempéré un autre analyste.

Depuis la dégradation historique de la note de crédit des Etats-Unis, Paris pourrait être le prochain pays à subir un abaissement de sa note, synonyme de taux d'intérêt plus élevés sur les emprunts d'Etat, selon des analystes.

Le président français Nicolas Sarkozy a écourté mercredi ses vacances pour présider une réunion de crise sur l'économie. Paris promet ainsi d'annoncer, le 24 août, de nouvelles mesures pour atteindre ses objectifs de réduction du déficit, indispensables pour conserver sa note "AAA".

Le gouvernement de Silvio Berlusconi réfléchissait aussi mercredi à de nouvelles mesures d'économie en Italie, après que la Banque centrale européenne (BCE) a accordé un répit à Rome en rachetant une partie de sa dette en échange d'une cure d'austérité plus sévère.

Beaucoup d'incertitudes vont persister pendant encore plusieurs semaines, avertissent certains analystes. L'économie américaine croît à un rythme lent et il n'est pas exclu que la récente tempête boursière affecte l'activité économique.

 

 

Les Bourses européennes chutaient à pic mercredi, plombées par la dégringolade du secteur bancaire sur fond de rumeurs d'aggravation de la crise en zone euro. De Londres à Paris, le plongeon a été entre 3 et 5%. L'affolement des marchés financiers s'expliquait par la dégringolade des titres du secteur bancaire. A Paris par exemple, l'action de la banque Société Générale s'effondrait de plus de 20%.
Alors que l'on s'acheminait mercredi en Europe vers un rebond, les places financières ont subitement paniqué à deux heures de la clôture, les investisseurs liquidant leurs actions dans la précipitation.
La nervosité était portée à son comble par la multiplication de rumeurs de dégradation de la note de crédit de pays européens comme la France ou de faillite de certaines banques comme la française Société...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut