Quantités de stupéfiants provenant prétendument du Liban vers la Syrie, confisquées par les autorités syriennes. Photo NNA
Des unités des gardes-frontières de l'armée syrienne ont déjoué, ces derniers jours, plusieurs tentatives de trafic de stupéfiants en provenance du Liban vers la Syrie, dans les campagnes de Homs et de Damas, a annoncé jeudi le ministère syrien de la Défense, dans une déclaration à l'agence officielle SANA.
Dans un communiqué, le ministère précise que les opérations ont permis la saisie de plus de 40 kilos de haschich et plus de 700 000 comprimés de captagon, une puissante drogue de synthèse. Les stupéfiants ont été remis aux autorités afin d'engager des procédures judiciaires.
Plus tôt en juillet, la Direction syrienne de lutte contre les stupéfiants, en coordination avec le commandement de la Sécurité intérieure dans la campagne de Damas, avait annoncé avoir déjoué une tentative d'introduction d'une importante cargaison de drogue en provenance du Liban vers les fermes d'al-Nabk, à l'issue d'opérations de surveillance et de suivi.
Côté libanais, les douanes avaient annoncé mercredi avoir saisi 3,5 tonnes de stupéfiants au port de Beyrouth, dissimulées dans une cargaison qui devait être « acheminée en contrebande vers un pays africain », sans préciser lequel, selon un communiqué du ministère des Finances.
Depuis la chute du régime de Bachar el-Assad le 8 décembre 2024, Damas annonce régulièrement des saisies de captagon et d'armes de contrebande à la frontière libanaise. Le captagon était devenu le principal produit d'exportation de la Syrie durant la guerre civile qui a commencé en 2011, constituant une source de financement majeure pour l'ancien régime déchu, qui avait transformé le pays en narco-État.
Les nouvelles autorités syriennes accusent le Hezbollah, ancien allié du régime d'Assad, d'être impliqué dans ce trafic transfrontalier. De même pour les États-Unis qui accusent le parti chiite pro-iranien de trafic de captagon.

