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Ces paroles qui trahissent la pensée

Cela fait partie de la règle du jeu... Le jeu du marketing politique. Souvent, l’opinion publique en vient à mythifier un leader ou un parti, le mythe ainsi construit étant le fruit d’un effort intense, continu, savamment planifié et minutieusement dosé, le tout accompagné d’une technique de marketing fondée sur une gestuelle bien précise, une manipulation de symboles visuels, un choix bien mesuré de slogans et de leitmotive repris dans le discours politique. Sauf que parfois, le leader ainsi mythifié est tellement sûr de sa stature de personne idolâtrée que ses propos tenus de façon informelle peuvent trahir par moments le fond de sa pensée. Ou alors il se croit aussi tout permis, s’engageant sur la pente raide de l’arrogance intégrale, bousculant sur son passage toutes les normes, toutes les règles reconnues, au point de faire preuve d’un profond (très profond) mépris pour la population, pour le citoyen lambda, pour « l’autre » et pour toute instance qui n’est pas aveuglément ancrée à sa sphère d’influence.
D’une certaine façon, c’est dans un tel cas de figure que se sont placés le secrétaire général et le directoire du Hezbollah. C’est du moins ce qui ressort de leurs discours. Dans l’une de ces dernières interventions, le leader du parti pro-iranien, Hassan Nasrallah, s’est ainsi explicitement adressé au « peuple syrien », sur un ton hautain et paternaliste, l’invitant à bien réfléchir aux retombées de son soulèvement et à prendre en considération les conséquences néfastes de sa rébellion sur le positionnement de la Syrie en tant que « seule puissance arabe faisant obstruction aux visées israéliennes et américaines » dans la région (la fameuse « moumana’ah » ). Le chef du Hezbollah a-t-il réalisé qu’il a reconnu de la sorte implicitement que l’insurrection qui secoue la Syrie est bel et bien l’œuvre du « peuple syrien » et non pas de « bandes armées subversives », comme ne cesse de le prétendre le régime syrien ?
Indépendamment du fait que le propos de Hassan Nasrallah ait dépassé intentionnellement ou non sa pensée, cette déclaration signifie en clair que le leader du parti chiite considère comme totalement secondaires et inopportunes, dans le contexte présent, les aspirations du peuple syrien à la liberté et à la démocratie. Or, c’est ce même Hezbollah qui a affiché ouvertement son appui sans réserves aux soulèvements populaires en Égypte, en Tunisie, en Libye et à Bahreïn. Lorsqu’il exhorte donc le peuple syrien à mettre une sourdine à sa soif de liberté parce que la priorité absolue doit être accordée à la préservation des atouts géopolitiques de l’axe Damas-Téhéran dans son bras de fer avec l’Occident et les pays arabes dits modérés, le Hezbollah illustre le caractère fallacieux de l’étiquette que lui et son parrain régional s’efforcent de se donner : celle d’un parti et d’un pays défenseurs des « opprimés ».
Du coup, le slogan de la « révolution des opprimés », souvent brandi comme un leitmotiv idéologique par la République islamique et son poulain libanais, devient caduc et se dévoile au grand jour comme une coquille vide. Le mythe du parti divin, au-dessus de tout soupçon, se trouve par le fait même sérieusement ébranlé, d’autant que, de surcroît, les accusations de blanchiment d’argent et de trafic de stupéfiants lancées par de nombreuses sources contre ce même parti balayent d’un trait de main le slogan de « l’argent propre » (celui du parti) dont s’est souvent enorgueilli le directoire du Hezbollah. Sans compter la notion, avancée par le parti chiite, de « milieu (social) propre » (celui du Hezbollah), impénétrable par l’ennemi et les services étrangers, par opposition au « milieu perméable » aux SR étrangers (celui des autres communautés). Une notion rendue caduque par Hassan Nasrallah lui-même lorsqu’il a fait état de la découverte d’ « espions » à la solde de la CIA parmi ses propres cadres. Rien de pire pour un parti ou un courant idéologique que d’être entraîné à adopter des positions ou à se retrouver dans une situation en totale contradiction avec la teneur de son discours politique...
Au plan strictement local, la position adoptée par l’allié de Téhéran dans l’affaire de l’acte d’accusation du Tribunal spécial pour le Liban et des mandats d’arrêt émis à l’encontre de quatre de ses cadres illustre également le degré d’arrogance et de mépris manifesté par les dirigeants du Hezbollah dans leurs rapports avec leurs alliés attitrés, d’abord, et avec les institutions étatiques, ensuite. Affirmer que nul ne parviendra jamais à mettre la main sur les suspects et continuer à lancer à la face du Premier ministre et des membres du gouvernement que le TSL n’est qu’un instrument israélo-américain revient à faire table rase de l’institution du Conseil des ministres, de la présidence de la République, de la présidence du Conseil, de l’appareil judiciaire et des services de sécurité. Et, ce qui est encore plus grave, du pluralisme libanais et des sensibilités des autres composantes du tissu social libanais.
Dans son malencontreux appel au peuple syrien, le chef du Hezbollah a demandé à ce dernier de se sacrifier, d’accepter l’oppression, de geler ses aspirations à la liberté et à une vie plus digne, sous prétexte que la priorité doit être accordée à la consolidation du front syro-iranien de la « moumana’ah ». Ou, en termes plus clairs, aux intérêts géopolitiques stratégiques du mentor iranien.
Et de la même manière, en entraînant le Liban et toute la population libanaise dans une situation de confrontation avec la communauté internationale, en faisant fi non pas tant de la position de ses adversaires locaux – en l’occurrence le 14 Mars – mais de celle de son nouvel allié (pour ne pas dire poulain) Nagib Mikati et de l’ensemble de la structure étatique, le Hezbollah demande aux Libanais d’accepter de se sacrifier, de vivre dans une société guerrière, de tirer un trait sur les valeurs humanistes qui ont fait, à travers l’histoire, la spécificité du Liban, afin de servir les intérêts stratégiques iraniens en s’alignant sur le projet guerrier du Hezbollah. Un projet sans horizon, que le parti de Dieu tente d’imposer par la force des armes aux Libanais, quitte à inventer une nouvelle notion, la « démocratie armée » – pour reprendre le terme de Issa Goraieb –, qui permet, à titre d’exemple, de recourir au chantage milicien pour neutraliser les résultats d’élections législatives et renverser sous l’effet du poids des armes la majorité parlementaire.
Sauf que le directoire du Hezbollah devrait tirer la leçon de la révolte syrienne pour réaliser que l’ère des méthodes staliniennes est à jamais révolue. Qui plus est en 2011.
Cela fait partie de la règle du jeu... Le jeu du marketing politique. Souvent, l’opinion publique en vient à mythifier un leader ou un parti, le mythe ainsi construit étant le fruit d’un effort intense, continu, savamment planifié et minutieusement dosé, le tout accompagné d’une technique de marketing fondée sur une gestuelle bien précise, une manipulation de symboles visuels, un choix bien mesuré de slogans et de leitmotive repris dans le discours politique. Sauf que parfois, le leader ainsi mythifié est tellement sûr de sa stature de personne idolâtrée que ses propos tenus de façon informelle peuvent trahir par moments le fond de sa pensée. Ou alors il se croit aussi tout permis, s’engageant sur la pente raide de l’arrogance intégrale, bousculant sur son passage toutes les normes, toutes les règles reconnues,...
commentaires (16)

M. Karamoun,Je suis d’accord en grande partie avec ce que M. Barjis Wali a écrit. Peu m’importe à quelle communauté chrétienne vous appartenez, mais stigmatiser la communauté chiite comme vous le faites à longueur de phrases, en marxiste amateur, ne font pas de vous un débatteur crédible. Des termes d’un autre âge que vous utilisez en copier/coller, empruntés à la phraséologie marxiste, et surtout l’abus de guillemets, saute aux yeux. Il n’y a pas si longtemps où l’on stigmatisait la résistance palestinienne en des termes à peine déguisés. Alors, Chiites et Palestiniens, même traitement. Ali Yazbek.

Yazbek Ali

18 h 12, le 13 juillet 2011

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Commentaires (16)

  • M. Karamoun,Je suis d’accord en grande partie avec ce que M. Barjis Wali a écrit. Peu m’importe à quelle communauté chrétienne vous appartenez, mais stigmatiser la communauté chiite comme vous le faites à longueur de phrases, en marxiste amateur, ne font pas de vous un débatteur crédible. Des termes d’un autre âge que vous utilisez en copier/coller, empruntés à la phraséologie marxiste, et surtout l’abus de guillemets, saute aux yeux. Il n’y a pas si longtemps où l’on stigmatisait la résistance palestinienne en des termes à peine déguisés. Alors, Chiites et Palestiniens, même traitement. Ali Yazbek.

    Yazbek Ali

    18 h 12, le 13 juillet 2011

  • M. Wali, vous revenez de nouveau avec la même antienne : "Je n’ai fait que dénoncer un certain parfum nauséabond de racisme anti-chiite qui émanait de votre précédente réaction" ! ! ! Je ne vous permets pas de dire des contre-vérités dans ce sens, et essayez donc "pour Elever" Ce débat, de trouver meilleure argumentation, M., comme de bien entendu, le "Spécialiste-Expert" "en chiisme" n’est-ce pas, étant donné les quelques visites rendues par vous au Liban-Sud et à la "Banlieue-Sud-Chiite ?" qui vous ont permis bien sûr de tout "voir et de tout comprendre" pour devenir ainsi grâce à ces quelques "Visites Estivales", et en un clin d’œil, "Expert Patenté" en "Chiisme tant pro-fakihien qu’anti-fakihien". Mais pour ce qui est de votre affirmation gratuite : "Dans notre système confessionnel, le Parti de Dieu représente les chiites, point barre.", je vous trouve fort Défaitiste tout en demeurant fortement Catégorique, vous le représentant Agrée de "l’Intellect Libanais non à pilotage confessionnel automatique" n’est-ce pas ? Et pour ce qui est de votre : "il appartient aux chrétiens autoproclamés modernes d’arrêter de voter, comme ils le font depuis des décennies, pour les mêmes partis-individus responsables de leur perte", essayez de trouver autre chose, car les seuls Libanais qui votent encore en dehors du Strict Cadre de leur Confession, eh bien ce sont précisément ces mêmes "chrétiens" que vous "vilipendez ou vilifiez" et qui sont foncièrement divisés en deux, entre les pros et les antis-Hariri ou les pros et les antis-Nasrallah à votre choix ; ce qui n’est bien sûr pas le cas ni des chiites ni des sunnites libanais qui votent en MASSE à plus de 80 % soit pour Hariri soit pour le Hezbollah. Eh bien, vous voyez on y arrive : Que les Chiites Libanais adoptent le même "Comportement Electoral" de "ces chrétiens autoproclamés modernes" d’après vous, et "La Question Chiite" sera ainsi résolue !

    KARAMAOUN Antoine-Serge

    14 h 09, le 13 juillet 2011

  • M. Karamaoun, Vous remarquerez que je n’ai jamais mentionné le Hezbollah dans ce que j’avais écrit. Je n’ai fait que dénoncer un certain parfum nauséabond de racisme anti-chiite qui émanait de votre précédente réaction. Je ne suis ni chiite ni même « expert » en chiisme. Est-il inconcevable pour l’intellect libanais mis sur pilote automatique confessionnel d’assimiler le fait qu’un citoyen puisse défendre une communauté qui n’est pas la sienne ? Quant au Hezbollah, je lui reconnais des qualités mais je ne souscris en aucun cas a son idéologie ni a ses options politiques. Le Hezbollah est l’expression de la crise identitaire de la communauté chiite comme, il n’y a pas si longtemps que ca finalement, des « résistants » chrétiens se promenaient avec des stickers de la vierge sur la crosse de leur M16... Je ne vilifie pas pour autant les « 80% » de chiites qui votent pour le Hezb. Croyez-vous vraiment que le vote chiite ou que n’importe quel vote au Liban se fait sur base idéologique? Dans notre système confessionnel, le Parti de Dieu représente les chiites, point barre. Je vous parie que le score du Hezb ne changerait pas d’un iota si demain il abandonnait la « wilayat El Faqih » ou même s’il décrétait que l’arak est permis avec la la7me nayye (là il monterait a 100%)… Je suis entièrement d’accord avec vous, M. Gedeon, il appartient aux chiites de faire comprendre au Hezb qu’il n’a pas le monopole de la représentativité chiite au Liban et, par la même logique, il appartient aux chrétiens autoproclamés « modernes » d’arrêter de voter, comme ils le font depuis des décennies, pour les mêmes partis et individus responsables de leur perte… Tant que le système confessionnel fera partie du jeu de dupes et que les passions identitaires commanderont les suffrages, ces aberrations électorales resteront monnaie courante.

    Barjis Wali

    07 h 06, le 13 juillet 2011

  • Christian Gedeon Très content de voir que tu lis avec delectation non feinte ton dictionnaire ..théogonie fumeuse !! waww !! donc le hezb passe du monotheisme au polytheisme !! avec des dieux à n'en plus finir !! mais pourquoi fumeuse ? Ah oui ! dans ton esprit plusieurs dieux = fumée !! comme celle qu'utilisait Shehrazade quand elle disait " le monde des dieux est la maison de ceux qui n'en ont pas " !! pour un croyant qui se dit lettré tu m'en fiches plein le vue ..moi le non croyant. Selim Chams

    chams selim

    03 h 37, le 13 juillet 2011

  • M. Walii, vous avez parfaitement raison, "Votre déchiffrage" de ma pensée n’ pas atteint son "but" malgré Votre Pensée "cartésienne !". Le fait de dire que la classe moyenne chiite toujours "Actuellement" à "prédominance petite campagnarde", donc pas assez "développée" Economiquement et "modernisée" Socialement ne veut absolument PAS dire que les chiites sont "d’inconvenables rétrogrades !" comme vous LE dites faussement. Il faut dire que malgré votre difficulté à "déchiffrer !" mon humble pensée, vous avez l’air par contre de l’avoir si bien assimilé que vous vous permettez malheureusement de la "Travestir" allégrement. Mais passons. Pour ce qui est du "Modernisme", il ne faut pas avoir une Pléthorique pensée cartésienne !, n’est-ce pas, pour savoir de quoi on parle ; car il vous suffit de "Comparer". Mais SVP, ne me sortez pas votre "leitmotiv-alibi dada" du "Wahhabisme", mais faites plutôt la Comparaison avec le Sunnisme Turc par exemple n’est-ce pas, ce qui suffira à ce que vous compreniez bien ce que veut dire Modernisme. Et si pour vous, il n’existe nullement "d’obscurantisme chiite !" au Liban, alors pourquoi vous "Jurez" de ne pas adhérer à la "Wilayat el Fakih" et comme quoi : "la tradition millénaire chiite libanaise du Jabal Amel est absolument contre la "Wilayet El Faqih", alors que vous savez parfaitement que plus de 80% de la communauté chiite votent pour le Hezbollah et Nassrallah, qui lui, en plus, se dit absolument "fier d’en être un simple soldat" ; "à la vie à la mort !" : "Chéëtom Amm Abaÿÿtom". Et si "Votre : Combien de fois avez-vous visité le Sud-Liban ou la banlieue-sud de Beyrouth ?" veut dire que le fait de faire, comme VOUS, quelques visites des fois n’est-ce pas, vous Propulse ipso facto "Licencié ès communauté chiite", alors là je ne peux que vous dire chapeau et bravo M. "le Fameux" spécialiste. Et je vous le dis entre nous, "donc franchement" comme vous le dites Si bien, "j’Admire ?" des Experts et des Chantres "Faciles de la Spécialisation" comme Vous. Juste permettez-moi une dernière Consultation, M. l’Expert, à propos de votre "ultime Pensée cartésienne !" : "... et les éloigner des vrais problèmes de ce pays" : Le positionnement politique et MILITAIRE du Hezbollah constitue-t-il pour Vous, M. le Spécialiste-Expert, "un VRAI problème dans Ce Pays" ? Vous Voyez ? Ce Liban, "cette Wilaya Libanaise" quoi ! A-S karamAoun.

    KARAMAOUN Antoine-Serge

    15 h 15, le 12 juillet 2011

  • M. Barjis Wali...je vous sais gré de rappeller que les chiites ne sont pas tous des adeptes du fakihisme et les sunnites du wahhabisme.Mais le Hezb agit "comme si" les chiites étaient adeptes de cette théogonie fumeuse...et c'est là que se situe le problème.Mais une fois de plus vous avez raison sur le fond.Et je rapelle que l'Eglise maronite envoyait ses séminaristes pour ce qu'on pourrait qualifier de stages chez les imams chiites,il y a...pas si longtemps que çà,finalement!Dommage que cette époque soit révolue...mais il ne tient qu'aux chiites de faire comprendre au Hezb qu'il n' a pas le monopole du chiisme au Liban.

    GEDEON Christian

    13 h 20, le 12 juillet 2011

  • Il est vrai que tous les libanais sont appelés à sauver le Liban de cette léthargie politique et intellectuelle avant que tout s´écroule. Cette entité libanaise que nous formons chiites ou non , chrétiens ou non, de droite ou de gauche, nous devons la secouer sans la détruire pour essayer de former une société démocratique, qui survive aux dangers actuels mais aussi potentiels, avec tout le contenu politique et social du mot démocratique. Cela veut dire une société moderne et capable de se développer, meme en restant une société traditionelle libanaise édifiée sur l´histoire libanaise avec tous ses débris... Mais cette démocratie, de mon point de vue seule alternative à tous les scénarios qu´on peut s´imaginer, ne peut s´exprimer qu´en dialogues , sans tutelle de n´importe qui, et dans une égalité , meme sans fraternité qui serait peut-etre un peu exagérée maintenant que les frontières sont durcies, et sans armes - illégales ou non,car meme une armée nationale ne fut jamais une vraie alternative à une transformation d´esprit-pour s´occuper de vrais propos libanais . Mais quand on voit que le gouvernement libanais est né seulement pour montrer au monde que le régime syrien tel quel existe encore alors nous parlons effectivement d´une pseudodémocratie et d´un pseudogouvernement dus à une ultraforce qui puise sa double-puissance dans une démagogie typiquement chiite et en meme temps par force d´armes, alors qu´un dialogue soit vraiment nécessaire pour une formation économique et sociale pour toute la population libanaise -et meme pour les Étrangers qui y habitent-y compris les chiites et sunnites et les chrétiens et les druzes et.. et..On peut espérer que le changement sut le territoire syrien montre aux libanais qu´il faut voir les choses d´un autre point de vue que la guerre américano-iranienne nous laisse croire Elie Elba

    Elie Elba

    11 h 18, le 12 juillet 2011

  • M. Wali, je suis entièrement d'accord avec vous et en effet il ne faut en aucun cas mettre les Chiites dans le même panier, celui du Wali el Fakih, tout comme tous les Sunnites dans celui du "Wahhabisme. Cependant, il ne faut aussi en aucun cas vous en prendre a quiconque autre qui le fait vu que le Hezbollah

    Petrossou

    09 h 06, le 12 juillet 2011

  • On n'a pas l'impression qu'un journaliste libanais ait écrit cet article, car à le lire on a l'impression que le Hezbollah est un parti étranger tombé du ciel, parachuté par l'Iran. Que vous le vouliez ou non le Hezbollah est représentatif d'une grande partie des chiites du Liban, qui sont -que vous le vouliez ou pas- une composante essentielle du Liban. Or le Hezbollah a fait la guerre à Israel et indirectement aux USA, qui déterminent (qu'on le veuille ou pas) la politique du Tribunal International, que par ailleurs il ne reconnait pas, parce qu'il pense qu'il est au-dessus des lois. Malheureusement, la guerre que mène Israel et les Américains au monde arabe et musulman, n'en n'est qu'à ses débuts! Du fait précisément d'Israel et des USA. Donc le Hezbollah et les chiites ne démobiliseront pas. Le jour ou certains journalistes libanais regarderont enfin le Hezbollah comme un parti libanais légitime, le Liban sera sauvé.

    Ahmad BEYDOUN

    08 h 19, le 12 juillet 2011

  • M. Karamoun, il est difficile de déchiffrer votre pensée forgée avec force de guillemets et pléthore d'adjectifs… Ceci dit, si je comprends bien le sens de votre intervention, vous dites que les chiites ne vous sont pas convenables car non suffisamment modernes, rétrogrades et eternels prisonniers de « Wilayat el Faqih ». En tant que libanais, je suis choqué de lire ces lignes tranquillement raciste à l’encontre de la communauté chiite. Je ne vois franchement pas quel modernisme vous opposez au soi-disant obscurantisme chiite, vos propos réactionnaires ne font vraiment pas de vous un chantre du modernisme ! Au nom de quelles qualifications pouvez-vous procéder a votre pseudo-analyse sociologique de la communauté chiite, préjuger de sa classe moyenne et ses petits propriétaires ? Combien de fois avez-vous visité le Sud-Liban ou la banlieue-sud de Beyrouth ? Je ne vous blâme pas personnellement M. Karamoun mais votre intervention est en quelque sorte la goutte qui a fait déborder le vase. Je ne peux rester muet devant le torrent de préjugés et d’ignorance qui s’étale tous les jours dans cette rubrique des lecteurs. Quant à la fameuse « Wilayet El Faqih », j’invite tout le monde à lire les écrits des imams Mughniye, Chamseddine et Fadlallah, des imams bien de chez nous. Vous trouverez que la tradition millénaire chiite libanaise de Jabal Amel est absolument contre la « Wilayet El Faqih », concept archi-minoritaire dans le chiisme jusqu’à ce que Khomeini le réchauffe dans les années 70 pour justifier la prise du pouvoir par les religieux. Jusque la, le chiisme historique, au contraire, se plaçait en marge des pouvoirs temporels dans l’attente du Mahdi. C'est vrai qu'il y a une crise identitaire de toute les communautés au Liban (chiite et autres), et chacune s’exprime à sa façon. Au lieu d’exacerber ces crises, il faudrait arrêter de faire l’amalgame entre le chiisme et « Wilayat el Faqih » ainsi que sunnisme et wahhabisme. On en a assez de ces termes jetés en pâture aux libanais pour titiller leurs reflexes identitaires et les éloigner des vrais problèmes de ce pays.

    Barjis Wali

    07 h 47, le 12 juillet 2011

  • Une longue analyse serait nécessaire pour tracer les causes et les manifestations d'idolâtrie des chefs politiques libanais par leurs partisans, qui les suivent aveuglément et les considèrent infaillibles. Une de ces causes, primordiale, est la haine pour "l'autre chef", savamment entretenue par le leur. Mais il y a aussi, en priorité, "le double langage" par lequel le chef exploite sans limite la fidélité de ses partisans. Il y a alors un Wikileaks destructeur des autres et un Wikileaks inoffensif et sans importance pour "notre camp". Les révolutionnaires syriens sont des "bandes armées subversives" (les "mouchaghiboun" pour le général Aoun)et ceux de Tunisie, de Libye, d'Egypte et du Yémen sont des "saints". "Comme les partis (uniques) du pouvoir, le Hezbollah a probablement perdu la sensibilité de respect pour l'intelligence de son public", a écrit la semaine dernière un journaliste dans Now Lebanon. Par honnêteté je dois citer son nom : Hazem el-Amin.

    Halim Abouchakra

    05 h 58, le 12 juillet 2011

  • - Ce qu'on chante ne reflète toujours pas ce qu'on pense ou ce qu'on fera. L'espoir existe toujours. La bonne volonté de tous en est la clef. Qu'on commence à se dialoguer urgemment. Que la raison l'emporte sur les sentiments. Qu'on sorte le pays du labyrinthe où on l'a poussé. Tasso Tsiris

    Tasso Tsiris

    02 h 47, le 12 juillet 2011

  • CHER M. TOUMA, IL FAUDRAIT TRADUIRE VOTRE ARTICLE EN ARABE POUR EVEILLER LES MASSES MOUTONNIERES.

    roland sarkis

    02 h 06, le 12 juillet 2011

  • Ce qui engage la responsabilité de l'homme politique, c'est d'avoir menti. La promesse entraîne l'obligation. Ainsi s’enlise le hezbollah qui entre les paroles des mots et la parole du corps les mots et ses positions envers la Syrie et le sort du TSL trahissent la pensée et ne sont plus sous l’emprise de la raison, ou alors la raison sous pression de chantages divers a la volonté inconsciente de les dire.Drôle et dramatique règle du jeu. Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    00 h 28, le 12 juillet 2011

  • Merci Mr Touma ,pour cet article qui dit les verites en face... ,rares sont les personnes vraies qui osent dire LA VERITE...POURTANT LA VERITE LIBERE...

    Najm yvette

    23 h 30, le 11 juillet 2011

  • La phraséologie et les "élucubrations" du Hezbollah resteront des idées conformes aux intérêts de la classe moyenne chiite non encore suffisamment "moderne et développée" ! Elles ne sont que des "hallucinations", des mots transformés en phrases "sans aucun sens et sans aucune phrase" ; des "esprits transformés en spectres" ! Et lorsque les contradictions internes de son système pousseront ce "Fakih du Walii" hors des frontières libanaises, il récoltera comme à l'accoutumé non des lauriers, mais des secousses à grands effets toujours actuellement répercutées et perpétuées ! Et "la parodie" deses exploits futurs, comme par exemple la prochaine défense "pathétique" des intérêts pétroliers et gaziers face à Israël, est et restera toujours vitale à ce parti pour continuer à enchainer la population chiite à la "Tradition Archaïque" liée au "Walii el Fakih" et dégager ainsi dans toute sa pureté, "l'Antagonisme Profond" qui ne peut qu’exister entre "l'Etat Moderne" du vingt et unième siècle et la société traditionnelle et "Rétrograde" de ce "même Fakih du Walii" ! Avec l’affaiblissement inévitable de "cette Petite Propriété" face à la grande propriété, s'écroulera alors tout l'édifice de cet "Etat Hezbollah" édifié sur elle et grâce à elle. Et l’Etat libanais, dont la société Moderne actuelle a tant besoin, ne pourra s'élever que sur les débris de l'appareil "Despotique" et Bureaucratique forgé au vingtième siècle par le "Walii el Fakih" au travers de ce Hezbollah pour lutter ainsi contre l'Etat Moderne au Liban et contre l’inévitable Développement tant économique que sociétale, définitivement nécessaire et inéluctable pour ce Liban moderne du vingt et unième siècle !

    KARAMAOUN Antoine-Serge

    20 h 15, le 11 juillet 2011

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