Rechercher
Rechercher

Cinema- - Entre Parenthèses

La 3D ? Ras-le-bol

Tous les enfants ont rêvé un jour de porter des lunettes. Cela faisait peut-être plus intellectuel, plus intéressant, ou plus sérieux. Bref, plus « grand ». Mais, très tôt, ce rêve disparaît et l’adolescent réalise que les binocles sont un peu gênants sur le nez et que par bonheur on est bien sans... Sauf certains qui gardent encore leurs rêves d’enfants et, malgré lentilles et autres fantaisies technologiques, trouvent que les lunettes, ça donne du genre. Personne n’aurait cru un jour qu’on serait tous obligés de porter des lunettes. Que c’était le seul visa octroyant le permis d’assister à des films. Tout le monde ? Oui tout le monde. Et pas n’importe quelles lunettes. De ces montures lourdes, noires, énormes, à forme unique. C’est le règne du marxisme au niveau « verres correcteurs ». Tout le monde y est égal.
Mais voilà qu’on pousse un véritable ras-le-bol. Le film ne serait-il plus à proprement dit une œuvre sans ces lunettes comme médium ? Quel « plus » apporte cette 3D qu’on ajoute à tout générique comme pour allécher le spectateur ?
Plus qu’à l’époque de la couleur (mais voir en couleurs est plus normal que voir en noir et blanc), la 3D envahit les salles. D’abord les films animés pour atteindre à plus large échelle les films d’horreur et de science-fiction. Voilà que même les films vus auparavant en 2D et qui avaient enchanté, ému et touché un large public se retrouvent métamorphosés en 3D, comme le fameux Lion King de Disney. C’est l’ère des films « transgéniques », recyclés, refondus dans un autre moule. Certes plus modernes, mais pas nécessairement plus beaux. D’ailleurs la formule 3D est plus sombre... Même plus obscure que la salle où le film est projeté. À un point que parfois, on est acculé à ôter les lunettes pour y voir plus clair. Le phénomène Avatar était un événement en soi, mais gare aux copiages, aux formatages, à la loi des séries qui tue l’émotion. La 3D n’est plus qu’un procédé trop largement usité et souvent à mauvais escient. Il n’apporte rien de nouveau. Bien au contraire, il est là pour dissimuler certains défauts de l’œuvre filmique comme, entre autres, la faiblesse d’un scénario et le manque d’imagination. L’émotion n’y est plus. Elle s’est perdue en cours de route. La technique a balayé d’un coup l’instant de grâce qui rend un film unique. Disgracieuses, les lunettes (non en écaille, mais en plastique lourd) ont châtré le rêve d’enfance et c’est avec une moue de déplaisir qu’on se sent contraint de les mettre au bout du nez en entrant dans une salle de cinéma.
Tous les enfants ont rêvé un jour de porter des lunettes. Cela faisait peut-être plus intellectuel, plus intéressant, ou plus sérieux. Bref, plus « grand ». Mais, très tôt, ce rêve disparaît et l’adolescent réalise que les binocles sont un peu gênants sur le nez et que par bonheur on est bien sans... Sauf certains qui gardent encore leurs rêves d’enfants et, malgré lentilles et autres fantaisies technologiques, trouvent que les lunettes, ça donne du genre. Personne n’aurait cru un jour qu’on serait tous obligés de porter des lunettes. Que c’était le seul visa octroyant le permis d’assister à des films. Tout le monde ? Oui tout le monde. Et pas n’importe quelles lunettes. De ces montures lourdes, noires, énormes, à forme unique. C’est le règne du marxisme au niveau « verres correcteurs ». Tout...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut