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Béatitude et confettis

C’est ce qui s’appelle une étape de béatitude en pointillé... La nouvelle majorité s’apprête à récolter les fruits de l’alternance, après avoir fait danser le Mikati mi-décati au milieu des appétits gloutons les plus farfelus. Près de cinq mois déjà que les vieux lardons du 8 Mars se le renvoient comme une peau de balle dans un terrain de gueux. Entre les deux porte-serviettes Khalil, le Conducator orange qui irradie de bonheur comme une centrale nucléaire japonaise, et son gendre le Basileus surnommé « beau-papa m’a dit », la guignolade ministérielle a atterri au milieu des confettis de portefeuilles jetés en pâture à des groupes politiques impeccablement alignés devant la mangeoire. Bref, c’est Byzance pour les niaiseux qui y croient encore. Et qui ne se doutent même pas que ce sera la même galère.
Tambourinée au nom des problèmes quotidiens des gens et du développement durable, cette équipe devait assurer dès le départ la marginalisation durable de Barbichu. C’est chose faite désormais et le Koraytémiote est parti se ressourcer chez son ami le roi des sables, dont il est le voisin de palmier. Avec deux ministres barbus, un bataillon de aounolâtres et quelques gougnafiers qui se consument d’amour pour le Baas voisin, Mikou, lui, a fini en string !
On dit merci qui ? Bachar el-Assad, bien sûr, qui nous renouvelle gratos le bail du cirque local. Le cadeau est si évident d’ailleurs qu’à son retour, l’homme-caoutchouc Walid Joumblatt n’a pas dit « Je suis allé à Damas », mais plutôt « Je reviens de Bachar ».
Le plus dur maintenant sera de se farcir les fanfaronnades d’Istiz Nabeuh, qui attend sans doute un retour sur investissement, au prétexte qu’il a sacrifié un de ses sous-fifres et privé le gouvernement de ses lumières. La générosité, c’est comme un sous-vêtement. Il faut en avoir mais ne pas l’exhiber. De toute façon, les propos du tenancier de la Chambre n’engagent que ceux qui y croient. Le vieux déshérité est d’autant plus prêt à toutes les concessions, qu’il sait qu’il appartiendra au Sayyed Barbu de les faire fructifier.
Et voilà ! Ne reste plus qu’à admirer la carcasse constitutionnelle formée de Michel de Sleimanie, Mikou et Istiz Nabeuh : le premier n’est plus en situation de faire des miracles, le deuxième n’a pas encore eu l’occasion d’en faire, quant au troisième, sa carrière politique interminable en est déjà un...

gabynasr@lorientlejour.com
C’est ce qui s’appelle une étape de béatitude en pointillé... La nouvelle majorité s’apprête à récolter les fruits de l’alternance, après avoir fait danser le Mikati mi-décati au milieu des appétits gloutons les plus farfelus. Près de cinq mois déjà que les vieux lardons du 8 Mars se le renvoient comme une peau de balle dans un terrain de gueux. Entre les deux porte-serviettes Khalil, le Conducator orange qui irradie de bonheur comme une centrale nucléaire japonaise, et son gendre le Basileus surnommé « beau-papa m’a dit », la guignolade ministérielle a atterri au milieu des confettis de portefeuilles jetés en pâture à des groupes politiques impeccablement alignés devant la mangeoire. Bref, c’est Byzance pour les niaiseux qui y croient encore. Et qui ne se doutent même pas que ce sera la même...
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