Au milieu de l'arène, deux athlètes à la plastique appétissante : Bebel Nahas des Télécoms, un agité de force 9 sur l'échelle de Richter, qui sur un sursaut d'autorité a soudain décidé qu'il fallait absolument accoupler le minable réseau cellulaire avec une chinoiserie sans fil ; et Achraf Rififi, maréchal des logis des FSI, qui trône à la tête d'une structure d'espions communautaires hariro-compatibles, mêlée à tous les tarpins. Le premier défend les intérêts de son patron enfoui dans son verger de Rabieh, le second manie avec dextérité le plumeau sur le veston de Barbichu.
Les larbins de l'un et de l'autre sifflent la partie, les insultes pleuvent, jetées en pâture à une presse qui fait ses choux gras de cette bataille du portable, que des ahuris parlementaires continuent encore de qualifier de « pétrole du Liban ».
Les rigolos du Hezbollah n'en pensent pas moins et parlent de soustraire le ministère des Télécoms à la convoitise des Américains. Sacrés barbus ! Toujours l'appel du large. Obama en a des sueurs froides... À n'en pas douter, il va certainement larguer ses satellites, ses caméras à guidage laser et tout le tintouin, et miser sur cette poubelle hérissée d'antennes pour ses données stratégiques sur le Proche-Orient.
Faut reconnaître que question sécurité, ça grenouille de partout dans le pays : gendarmes contre gens sans armes, services de renseignements contre renseignements sur les services, gardes du corps contre corps de garde, barbouzes contre bouses de bars... Entre les troufions des FSI qui pantouflent devant les clapiers de luxe des ministres, les pandores de la Sûreté générale qui sont entrés en résistance barbue dans la foulée des bisbilles politiques, et l'armée forcée de jouer les Casques bleus de part et d'autre, les Libanais sont ravis d'apprendre à quoi servent leurs impôts.
Heureusement que chaque quelque temps déboule un sujet planétaire pour animer la friture entre des personnages qui sentent plus le soufre que le vétiver. Aujourd'hui c'est le téléphone chinois, demain ce sera la cuisine au beurre, plus tard la cueillette des pommes puis les horaires du ramassage des poubelles...
Palabres à vide, vociférations et néant mental, on reste quand même dans le vent.
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L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef