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Ni veston ni cravate

Les développements régionaux se succèdent à une telle cadence, qu'on risque à tout instant de se tromper d'épisode. Un paysage de carte postale : une petite villa avec jardin et pas trop loin d'Islamabad, quelques canons antichars sur le toit, des champs de pavot à perte de vue... et des Pakistanais ruraux qui gambadent autour. C'était quelques minutes avant qu'Oussama Ben Laden, aviateur par procuration du 11-Septembre et culbuteur des jumelles de New York, ne soit transformé en hachis parmentier.
L'opération US n'était pourtant pas facile. De la même manière qu'il n'y a pas de fumée sans feu, il n'y a pas de barbe sans islamiste. Et au Pakistan, des barbes, y a qu'à se baisser pour en ramasser. Les agités du turban champignonnent à une telle vitesse qu'il faudrait un microscope laser pour repérer les deux ou trois derniers individus encore en veston cravate.
Oussama envolé, il laisse quatre veuves sur le macadam et du coup récupère 70 vierges au paradis. C'est dire s'il gagne au change, le milliardaire en guenilles ! Mais, c'est Ayman Zawahiri, le deuxième homme des cavernes de Kandahar, qui doit se sentir bien seul. Avec un tour de manivelle d'avance sur son infortuné patron, le teigneux a déguerpi en se prenant la barbe dans les pieds. Dans ces contrées, c'est connu, plus on est fanatique, plus on galope. D'autant plus qu'il a tellement mitraillé de ses fatwas tout ce que la terre compte comme mécréants, qu'il a fini par avoir la sourate qui se dilate...
Et puis, parlant de dilatation, c'est maintenant au tour du très peu baraqué Barack Obama de bomber le torse jusqu'à se faire péter les côtes. Pour une fois qu'un démocrate a eu les burnes de monter une expédition sans casse-pipe, il espère que ses rivaux républicains vont durablement s'écraser et raser les murs. Alors l'homme attend l'heure bénie où il pourra rempiler, tapi dans le bureau Ovale de la Maison-Blanche.
Ce même bureau où en des temps plus heureux Bill Clinton, un autre démocrate, titillait goulûment sa stagiaire.

gabynasr@lorientlejour.com
Les développements régionaux se succèdent à une telle cadence, qu'on risque à tout instant de se tromper d'épisode. Un paysage de carte postale : une petite villa avec jardin et pas trop loin d'Islamabad, quelques canons antichars sur le toit, des champs de pavot à perte de vue... et des Pakistanais ruraux qui gambadent autour. C'était quelques minutes avant qu'Oussama Ben Laden, aviateur par procuration du 11-Septembre et culbuteur des jumelles de New York, ne soit transformé en hachis parmentier.L'opération US n'était pourtant pas facile. De la même manière qu'il n'y a pas de fumée sans feu, il n'y a pas de barbe sans islamiste. Et au Pakistan, des barbes, y a qu'à se baisser pour en ramasser. Les agités du turban champignonnent à une telle vitesse qu'il faudrait un microscope laser pour repérer les deux ou trois...
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