Non mais quelle guigne ! Frappé d'on ne sait quelle malédiction, le Libanais s'échine à exécuter des travaux d'Hercule gigognes dont il ne verra jamais le début du commencement du bout de la fin : « 50 milliards de dettes tu cracheras », « Jamais gouvernement de moins de 30 ministres ne verras » et « Aucun chef politique assis en train d'écrire derrière un bureau ne contempleras ». À cela, faudrait sans doute ajouter : « Toute la Palestine libéreras » et « Dirigeants fanfarons et niais supporteras ». « Le pays du miel et du lait ». Ça ne s'invente pas ! Le gratte-parchemin biblique qui a conçu ce label débile doit aujourd'hui donner des coups de pied dans sa pierre tombale. Parce que le lait, depuis lurette, il a viré yaourt acide et le miel moutarde faisandée. Question loto, en tout cas, on ne peut pas dire qu'on a tiré le bon numéro : le sous-sol du pays aurait pu regorger de matières premières ? Eh ben, non. C'est le dessus du sol qui dégorge des montagnes d'ordures et des égouts qui vomissent à ciel ouvert. Pendant des années nous avons rêvé de pétrole ? Manque de pot, si tant est qu'il existe on va se le faire siphonner par les Hébreux du voisinage. Une vie quotidienne abordable ? Que dalle ! Nous sommes quasiment les derniers au monde à cracher à la fois au bassinet de la TVA et à celui des taxes douanières. Des frontières calmes ? Raté aussi. Sur les 22 membres de la Ligue arabe, il a fallu que nous soyons les seuls à avoir abandonné le ciel aux Israéliens, le Sud à la Finul, la mer aux Européens, la banlieue sud aux mollahs persans, une portion de Tripoli à Ben Laden et la Békaa-Est aux Palestiniens prosyriens. Et pour finir, la cerise sur ce gâteau de gâteux gâtés : devoir danser le long du Golfe clair entre deux modèles platoniciens de démocratie et d'alternance politique, les Saoudiens et les Iraniens... La vie est belle ! C'était notre contribution hebdomadaire au moral des Libanais.
Non mais quelle guigne ! Frappé d'on ne sait quelle malédiction, le Libanais s'échine à exécuter des travaux d'Hercule gigognes dont il ne verra jamais le début du commencement du bout de la fin : « 50 milliards de dettes tu cracheras », « Jamais gouvernement de moins de 30 ministres ne verras » et « Aucun chef politique assis en train d'écrire derrière un bureau ne contempleras ». À cela, faudrait sans doute ajouter : « Toute la Palestine libéreras » et « Dirigeants fanfarons et niais supporteras ». « Le pays du miel et du lait ». Ça ne s'invente pas ! Le gratte-parchemin biblique qui a conçu ce label débile doit aujourd'hui donner des coups de pied dans sa pierre tombale. Parce que le lait, depuis lurette, il a viré yaourt acide et le miel moutarde faisandée.Question loto, en tout cas, on ne...
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