Depuis la chute du cabinet, parti en capilotade, les ministères ne sont plus que les filiales des fan clubs des scrogneugneux qui les coiffent. Comme s'il ne suffisait pas de se faire tarter par leurs patrons qui s'envoient dans les gencives des amabilités fleuries, voici maintenant ces seconds couteaux sans lame et dépourvus de manche qui en remettent une couche. Depuis maintenant deux bonnes semaines, tout ce qui pouvait être dit a été vomi, régurgité, dégurgité et le stock d'indignations, d'insultes et d'injures se situe désormais en deçà des réserves stratégiques du bas de la ceinture.
Donc, qu'est-ce qu'on attend ? Les vieux canassons de la majorité et de l'opposition sont fatigués et, à la longue, devenus fatigants. Y en a marre d'Istiz Nabeuh, qui ne reçoit les émissaires étrangers, dans son clapier de Aïn el-Tiné, qu'en présence de ses bas de caisse partisans. Marre du Barbichu et de sa voix ramollie qui, entre deux escales à Beyrouth, passe son temps entre les lumières de Paris et les poussières d'Arabie. Marre encore d'Orangina, qui ne fait plus un pas entre sa chambre à coucher et sa salle à manger sans monter en mayonnaise une conférence de presse. Marre enfin du Sayyed Barbu, tapi sous terre depuis bientôt cinq ans, et qui maintenant a viré chorégraphe à distance de ballets de rue.
Que le phénix de Koraytem ait fini par débecter ses opposants, passe encore. Mais si c'est pour nous ramener de sa voie de garage Omar le Tripolichinelle, ce symbole du jurassic parc syrien le plus calcifié, dont on se souvient que par deux fois il avait été chassé à grands coups de lattes, merci on a déjà donné ! Depuis qu'il dort sur le paillasson attendant son heure, cet homme de peu voit pourtant se profiler Byzance...
Bref, l'image du Liban étincelle de mille feux dans le miteux, le crapoteux et le crapuleux. Allez, on tire la chasse, on attend le flux et on n'en parle plus...
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L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef