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Fête défaite

Il n'y a pas à dire, en cette veille de Noël, nous sommes gâtés. Entre un Barbichu plus mollasson que jamais, des appendices ministériels imberbes ou barbus au chômage, et Istiz Nabeuh qui nous joue maintenant les fayots en massant avec tendresse les mollahs de Téhéran, le pouvoir ne sait plus où donner du neurone pour apaiser une population qui, à défaut de se ruer sur les cadeaux, menace de ruer dans les brancards.
Mais comment est donc fabriqué ce pays, pour qu'à chaque fois que l'un de ses bouffons détient une brique de pouvoir, il se croit obligé de foncer sur les autres comme un butor ?
Piloté par les phosphorescences saoudienne et syrienne, le laboratoire libanais carbure à pleins gaz et l'on est prié d'attendre religieusement la formule magique qui s'apprête à éclore. Le roi Ben Abdel-Zizou et le tsar Assadovitch n'en sont pas encore au stade « coucou, la voilà ! » mais ils s'activent, les braves bougres. D'abord à coups de petites phrases absconses jetées en pâture aux ploucs locaux qui y croient encore, puis en faisant pénitence, chacun de son côté : l'un en mettant un bémol à son appétit pour le steak persan, l'autre en quémandant au TSL des preuves irréfutables. Sans doute du même tonneau que celles que sa police a produites après que Imad Moghniyé ait été transformé en chaleur et lumière...
Pendant ce temps, nos horizons s'élargissent de jour en jour : pour s'être jusque-là essuyé les pieds sur la 1559, le pays se mettra bientôt à dos les États-Unis, la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne. Mais grâce à nos mamours avec les Syriens, les Iraniens et les Saoudiens, la planète entière sera bientôt isolée. On achètera aux premiers, on vendra aux seconds, et on se fera rouler dans la farine par les troisièmes. Quant aux loisirs, il nous restera toujours la télé désopilante du Hezbollah. La belle vie, quoi !
Un bien joli cadeau de Noël pour un pays qui sent déjà le sapin dont on fait les cercueils et où la population n'a pas fini d'avoir les boules .

gabynasr@lorientlejour.com
Il n'y a pas à dire, en cette veille de Noël, nous sommes gâtés. Entre un Barbichu plus mollasson que jamais, des appendices ministériels imberbes ou barbus au chômage, et Istiz Nabeuh qui nous joue maintenant les fayots en massant avec tendresse les mollahs de Téhéran, le pouvoir ne sait plus où donner du neurone pour apaiser une population qui, à défaut de se ruer sur les cadeaux, menace de ruer dans les brancards. Mais comment est donc fabriqué ce pays, pour qu'à chaque fois que l'un de ses bouffons détient une brique de pouvoir, il se croit obligé de foncer sur les autres comme un butor ? Piloté par les phosphorescences saoudienne et syrienne, le laboratoire libanais carbure à pleins gaz et l'on est prié d'attendre religieusement la formule magique qui s'apprête à éclore. Le roi Ben Abdel-Zizou et le tsar...
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