Rechercher
Rechercher

Verbiage autiste

Le gouvernement est dans le cirage et Barbichu nage dans des vapeurs glauques. Pourtant les ministres du 14 et du 8 posent en brochettes séparées sous les projos et laissent étaler leur bonne santé. L'appétit vient en gouvernant.
Placée sous respiration artificielle par le binôme syrien et saoudien - la nouvelle Waffen SS chère au taulier du Parlement -, la classe politique, plutôt que de se pencher sur des questions aussi terre à terre que le budget ou le prix de l'essence, est trop occupée à faire du vent en nous servant son verbiage autiste à propos du Tribunal spécial, ou encore le nucléaire iranien. L'appel du large, encore et toujours !
Même la diarrhée numérique pompée par WikiLeaks auprès des chancelleries a trouvé preneur dans notre République de poche : Américains, Français, Italiens, Russes, Libyens, Israéliens... tous en ont pris plein la poire, personne n'a pipé mot. Y a que les Libanais qui ont rivalisé de démentis outrés. Cherchez le menteur !
Le dernier en date de nos exploits diplomatiques, faudra aller jusqu'en Côte d'Ivoire pour le trouver. Là, le Liban, à qui l'on n'a rien demandé, était le seul pays avec l'Angola, un autre parangon de l'alternance démocratique, à s'illustrer par sa présence en félicitant le Tapioca-Gbagbo local, un champion de la caricature électorale. Celui-ci est retombé dans son fauteuil en retirant le tapis de sous les pied de l'Alcazar-Ouattara du coin, qui venait de remporter la présidentielle.
Que par un coup de baguette magique ce dernier parvienne à se mettre en selle et l'on s'en ira pleurnicher sur les exactions commises contre les Libanais et leurs établissements... Le temps bien sûr que ceux-ci fassent copain-coquin avec le nouveau larron éventuel.
Après l'appui tapageur de l'ex-ministre lumineux Faouzi Salloukh au Tyranneau-Bachir du Soudan, dont le croupion est surchargé de casseroles judiciaires internationales, l'épisode ivoirien rehaussera incontestablement le prestige du Liban dans les instances mondiales.
On dit merci qui, cette fois ? Merci Ali Chami, bien sûr ! Visiblement, au fil des mois, ce pendentif d'Istiz Nabeuh au palais Bustros patauge de plus en plus dans des Affaires qui lui sont totalement étrangères...

gabynasr@lorientlejour.com
Le gouvernement est dans le cirage et Barbichu nage dans des vapeurs glauques. Pourtant les ministres du 14 et du 8 posent en brochettes séparées sous les projos et laissent étaler leur bonne santé. L'appétit vient en gouvernant. Placée sous respiration artificielle par le binôme syrien et saoudien - la nouvelle Waffen SS chère au taulier du Parlement -, la classe politique, plutôt que de se pencher sur des questions aussi terre à terre que le budget ou le prix de l'essence, est trop occupée à faire du vent en nous servant son verbiage autiste à propos du Tribunal spécial, ou encore le nucléaire iranien. L'appel du large, encore et toujours ! Même la diarrhée numérique pompée par WikiLeaks auprès des...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut