On aura beau enrober cette fiente des âneries habituelles sur la communauté de destin et la lutte contre l'ennemi commun, force est de constater que la ficelle, grosse comme un câble transatlantique, continue de fonctionner. Le tout devant une brochette de planqués, soulagés de ne pas avoir à arbitrer des querelles de ménage hautement planétaires. Libanais, réjouissez-vous ! La dette gonfle, le pays se dégonfle, la classe politique ronfle, mais vous êtes sauvés : le Futuroscope et le porte-parole de Dieu se parlent via les médias, se disent bonjour, parfois même merci... Holà, manants ! Attrapez ces bas morceaux de propagande et remerciez vos bons maîtres !
Retour donc à la case départ. Condamnés à s'entendre, nos deux tromblons attendent le verrouillage de leur mariage de raison par une soudure au carburant pétronucléaire arabo-persan. Si ça marche, on dira merci qui ? Riyad, Damas et Téhéran, bien sûr, qui nous renouvellent gratos le bail du cirque local. Dans la série « Le Liban est un pays indépendant », on est gâté.
L'essentiel est que ce nouveau tour de manivelle donné à l'orgue de barbarie local calmera la friture entre le Premier ministre et le Guerrier divin, qui d'habitude sont plus près du pugilat que de la lune de miel. Quand on veut, on peut. Mais parfois, quand on ne veut pas, on doit quand même.
Voilà, c'est réglé. Le gouvernement est ressuscité, mais reste sous poumon artificiel. Au programme : barbiche et barbes en berne, et position assise calmée. Partis droits dans leurs bottes, les uns et les autres reviennent maladroits dans leurs pantoufles ■


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef