Cela fait des mois que les metteurs en scène huit-martiens multiplient les effets spéciaux en promettant un chien de leur chienne à ce gouvernement qui, décidément, refuse de parler persan. Et puis zut ! À chaque fois qu'une petite distraction nous est miroitée, il faut que des rabat-joie s'en viennent nous la siphonner, au prétexte que la bananeraie locale ne peut survivre sans entente nationale. Ils n'ont pas encore compris, les cuistres, que les disputes et les insultes, entrecoupées de bouffées d'espoir imbécile sur fond de crime et de frime, constituent le sel de cette République de poche.
Bref, le gouvernement s'incruste et, sauf imprévisible rebondissement, l'opposition barbue et imberbe n'a pas réussi à accrocher ce prestigieux trophée à son tableau de chasse.
Voilà donc la classe politique dans son ensemble condamnée à tourner un minable navet. Faut croire que les principaux acteurs de ce cirque savourent le comique de répétition. Chaque quelque temps, on reprend le verbiage par un bout : un coup c'est la ritournelle des faux témoins, un coup c'est la machine à sous du ministère des Finances, un autre c'est la quincaillerie barbue. À chaque fois que ça coince, on s'engueule un dernier coup, et on recommence. Mais l'essentiel, dit-on, est de persévérer. Diable ! C'est mathématique : en essayant continuellement, on finit toujours par réussir. Donc, plus ça rate, plus il y a des chances que ça marche...
Comme entre-temps le panier à crabes est devenu ingouvernable, ce sont les sous-fifres du voisinage qui ont pris la relève. La mondanité de la semaine a été illustrée par les agapes organisées par l'ambassadeur d'Assadie, qui a nourri à sa table ses compères saoudien et iranien. Summum de l'élégance baassiste, le Liban était au centre de la causette, alors que notre ministre du Dehors, Ali Chami, n'a même pas été invité. Simple oubli ? Des fois qu'il se moucherait dans les nappes...
Des diplomates qui plongent leurs naseaux dans notre linge sale, une République en capilotade... La vérité est qu'à ce train, il n'y aura sans doute jamais plus de République et encore moins de prochain chef de l'État. Mais chut ! Michel Aoun ne le sait pas encore...
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L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef