Comme si la foire d'empoigne autour de l'eau, de l'électricité et du téléphone ne suffisait pas, va falloir se payer maintenant une nouvelle bataille de gamelles autour du pétrole. Un carburant aussi virtuel que le jus d'électrons promis pour dans 5 ans par Gebran le Basileus. Encore faut-il aussi que son exploitation soit rentable et que la goinfrerie des courges politiques ne rende pas le litre plus coûteux que les diamants de la couronne d'Angleterre.
Il reste que le tenancier de la Chambre et de ses dépendances tire déjà des plans sur la comète. Après une première réunion ratée des commissions parlementaires où l'on a vu s'étriper les députés du mouvement Amal et ceux du Courant du futur, lesquels déballent déjà actions, pognon et appétits gloutons, voilà qu'Istiz Nabeuh projette de réunir tout ce beau linge lundi prochain pour débattre d'une « loi pétrolière ». Le brut n'a pas encore été tiré que déjà les brutes se tirent dessus. Normal, la moitié d'entre eux sont des bons à rien, les autres sont prêts à tout. En tout cas, les discussions s'annoncent cocasses : ce sera oil pour oil, dent pour dent.
À partir de là, la logique voudra que des sociétés crédibles dotées de personnel qualifié gèrent ce clafoutis maritime. Mais ce serait sans doute trop demander aux excités de cet État croupion, qui voudront comme d'habitude placer leurs poulains afin d'engraisser les faquins, les copains et les coquins.
Bien joué ! Cela donnera largement le temps aux voisins hébreux de pomper le pétrole ne laissant aux Libanais qu'un cloaque de goudron. À défaut de pouvoir l'écouler, ils n'auront alors plus d'autre choix que de le boire. À la santé sans doute de ceux qui leur ont promis le débat d'idées, avant de leur servir le bas des idées ■
gabynasr@lorientlejour.com


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef