Et c'est qui, qui s'y colle ? L'Américain George Mitchell, bien sûr, obligé de jouer les entremetteurs entre Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahu. Mais qu'a donc fait le pauvre homme pour être puni de la sorte ? Mystère et boules Quiès, le dialogue de sourds pouvait recommencer.
Premier à ouvrir le bal, Mister George annonce des sucreries réciproques de bonne volonté. Les Palestiniens s'engagent à ronfler dans le calme pour un bout de temps et les Israéliens à congeler leurs colonies pour quelques secondes. Mais tiens, fume ! D'affirmations en mises au point et de mises au point en rectificatifs, les communiqués hébreux sont aussi fumeux que la rue palestinienne d'en face est fumante. Aux dernières nouvelles, le porte-parole israélien dément avec la dernière énergie que les colons vont remballer leur barda. Mais il a aussitôt avoué avoir menti en disant qu'il démentait et que, de ce fait, il n'avait ni menti ni démenti.
En face, ce n'est pas Broadway non plus. Le vieux Mahmoud Abbas s'ennuie et trouve de moins en moins de monde pour écouter ses bobards. Encore que face aux islamistes du Hamas, ce chef-d'œuvre en péril n'a pas montré qu'il avait grand-chose dans le pantalon. Normal : tout est dans la tête, disent ses ministres, dont certains sont en dessous du niveau de la mer.
Idem pour Ismaïl Haniyeh, le demi-dieu exotique de Gaza, qui pédale dans la semoule. Venu une seule fois par les urnes, il a depuis pris racine et réussi le tour de force de déclarer à la fois la guerre sainte à l'État hébreu, promettre de jeter les Juifs à la mer et étaler ses jérémiades quand il prenait des coups. Résultat des courses : les caisses sont vides et il n'a plus qu'une poignée de semaines pour détruire Israël.
Avec quelques tours de manivelles de retard, l'Union européenne a trouvé moyen de se féliciter de cette première série de pourparlers indirects. Atteints d'angélisme aigu, ses grands pontes voient déjà Palestiniens et Israéliens, main dans la main, regarder ensemble dans la même direction. Ils ont raison : avec le cannabis qui pullule au Proche-Orient, Juifs et Arabes seront un jour suffisamment défoncés pour signer la paix.
Manque plus que la « feuille de route » du quartette pour rouler les joints ■
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L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef