Rechercher
Rechercher

Mamelles de mars

Décidément, l'approche de l'échéance virtuelle des municipales provoque de la surchauffe dans les neurones des huiles de la politique. Pour la population qui attend, la question est pourtant toute simple à ce stade : paître ou ne pas paître. Tendre troupeau condamné à brouter entre les deux mamelles du mois de mars... Vivement les milliers de torchons collés sur les torchis, les portraits de gros nez et de hures boursouflées et moustachues, ultimes guignols du fameux concours « Ma binette partout ».
Mot d'ordre : votez pour le développement municipal ! Entre-temps, c'est à un développement d'âneries partisanes sans précédent que le pays a droit. Encore une fois, ne cherchez pas le programme, il n'y en a pas. Juste un nuage de fumée sur un confettis de lieux communs, notamment la vieille ratatouille réchauffée des slogans creux autour de l'équilibre et de l'entente entre des blaireaux qui ne peuvent pas se blairer. Avec en filigrane idiot, le nombre de chrétiens qui doit être absolument égal à la racine carrée de l'hypoténuse des musulmans. Bienvenue dans le XXIe siècle.
Trente-cinq ans que dure ce débat débile entre ceux qui veulent rouler une pelle aux Syriens en cassant du sucre sur le dos de certains Libanais, et ceux qui veulent casser du Syrien en roulant dans la farine d'autres Libanais qui n'ont plus de quoi se payer du sucre. Bref, un gâteau de dix-huit communautés aux couleurs délavées, un Benetton ingouvernable et qu'il est de surcroît inutile de gouverner.
Alors forcément, avec un tel bas-fond culturel, on se demanderait à quoi servirait le suffrage des boutonneux de 18 ans, abreuvés au biberon tribal du communautarisme, si c'est pour maintenir, aux municipales comme aux législatives, la même ménagerie édentée... Car c'est bien connu : quand la soupe est bonne, les papys ne décrochent jamais !
Tout ça finalement pour se dire que tout va pour le mieux sous le cèdre branlant. Et que s'il suffit d'un oignon pour faire pleurer les gens, nous, au moins, avons inventé le fruit qui les fait rire : la banane... en république ■

gabynasr@lorientlejour.com
Décidément, l'approche de l'échéance virtuelle des municipales provoque de la surchauffe dans les neurones des huiles de la politique. Pour la population qui attend, la question est pourtant toute simple à ce stade : paître ou ne pas paître. Tendre troupeau condamné à brouter entre les deux mamelles du mois de mars... Vivement les milliers de torchons collés sur les torchis, les portraits de gros nez et de hures boursouflées et moustachues, ultimes guignols du fameux concours « Ma binette partout ». Mot d'ordre : votez pour le développement municipal ! Entre-temps, c'est à un développement d'âneries partisanes sans précédent que le pays a droit. Encore une fois, ne cherchez pas le...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut