Les soldescommencent, le crêpage de touffes aussi. Les premières ont lieu dans les magasins, le second en Conseil des ministres. Au cœur du triangle des turpitudes : les nouvelles nominations administratives, piliers de l'État-Providence, un vieux truc inventé au temps de l'Ancien Testament chéhabiste et consistant, à coups d'embauche et de débauche, à fabriquer des culs-de-jatte pour consoler des unijambistes. Avec à la clé une grande ambition : regarder l'avenir du Liban dans un rétroviseur.
Pour l'heure, Barbichu pense avoir les coudées franches pour torcher tranquille ces écuries qui nous servent de Fonction publique. Mais il aura beau vouloir manier le clystère avec dextérité, associer Istiz-Nabeuh-le-Nabab à la manip, il se trouvera toujours un ou deux bouseux pour venir lui merdoyer le purgatoire. Dur, dur, l'apprentissage du métier de Premier ministre.
« L'homme qu'il faut à la place qu'il faut... » annonce Ziyad Baroud en se retenant de pouffer. Le ministre du Dedans a au moins la délicatesse de ne pas ajouter « ... avec le pedigree communautaire qu'il faut ».
Le tout est de savoir maintenant quelle mise en scène imbécile on va nous monter pour faire passer la pilule. Comment les ministres vont virer écolo sans le savoir en triant soigneusement les vide-ordures publics qui recueillent le trop-plein de fonctionnaires glandus que nous payons avec nos impôts. Sans oublier les bêcheurs et autres rabat-joie, qui viendront jouer les experts judiciaires en pinaillant sur des points de détail débiles dont personne n'a rien à braire.
Il reste que le tenancier du Sérail, lui, a un contrat à exécuter : inventer un budget virtuel pour payer une dette bien réelle. Faudra aussi qu'il donne à brouter à tous les cire-pompes de l'Administration. Bref Barbichu n'a qu'une seule pensée : le pognon. Sauf que les banquiers et le FMI, qui lui cavalent derrière, pensent eux aussi au pognon... mais en y ajoutant en plus une date.
S'il y en a qui doivent bien ricaner, ce sont les Israéliens. Malgré leurs toutes dernières menaces, jamais nos infrastructures n'ont paru si déglinguées que depuis qu'ils ont cessé de cogner dessus. Dire que Rabin, Peres, Sharon et le petit Barak avaient dépensé des fortunes pour transformer, à coups de bombes, nos installations en lambeaux... alors qu'il leur suffisait tout bêtement d'attendre que le génie libanais fasse son œuvre !
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L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef