Si les deux rigolos finissent par s'entendre, faudra sans doute imaginer un autre festival : celui de la bronca que ne manquera pas de soulever d'éventuels attouchements CPL-Futur auprès des autres chrétiens laissés en plan et condamnés à ricaner jaune devant les caméras, tout en envoyant des vannes pédestres par dessous la table. Et vive le choc des cultures ! Le tout devant une brochette de planqués chiites et druzes, réticents à arbitrer ces querelles de ménage hautement planétaires. Quand on pense aux milliards de neurones qui s'échappent chaque semaine de cette truellée de salivations inutiles...
Entre-temps, le chômage augmente, les prix flambent et la dette s'envole. Seule la croissance a pris le chemin inverse et plonge vers des profondeurs abyssales. On s'est dit qu'on va peut-être y trouver du pétrole. Que dalle ! En guise de boom économique, et alors que Paris III a viré Calcutta 0, c'est plutôt le boum-boum barbu à Tayr Machin, au Liban-Sud, qu'il nous a fallu déguster. Jusque-là en guise de réponse, le Libanais d'en bas n'a eu droit de la part des birbes locaux qu'à d'affligeants numéros d'héroïsme foireux, à des explications vaseuses et à une grossière recherche de boucs émissaires. Une démocratie de haute voltige !
Et pendant ce temps à New York, une belle cerise sur ce gâteau gâté : un tabouret pliant au Conseil de sécurité, venu à point nommé au milieu de l'éclat de rire général des représentants de la planète. Les occasions de se marrer sont si rares...
Heureusement qu'il nous reste encore la télé couleur. Ainsi, quand présidents et ministres nous assurent que le Liban est de retour sur la scène internationale, on a au moins la satisfaction de les voir rougir ■
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