Dieu soit loué, la poubelle est toujours en place. C'est comme qui dirait une pause sur la même image imbécile du début de l'été : un Premier ministre sortant qui n'en finit pas de sortir et qui se complait à brouter paisiblement ses affaires courantes ; un Premier ministre désigné qui se contente de bayer aux corneilles entre deux sauteries chez ses copains chevriers des sables ; et un tenancier d'hémicycle qui pratique le jeûne verbal tout en se goinfrant de sigles idiots, tel ce sempiternel « SS » dont il nous bassine les claouis. Tout passe, tout casse, tout lasse... Autour, le décor planté n'a pas bougé d'un iota. Comme au premier tableau des Rois maudits ! Sauf que chez nous, c'est le Maurice Druon du pauvre et des roitelets de province qu'on joue à guichets fermés. Des vieux birbes déliquescents, paradant dans leurs convois couleur corbillard, pontifiant à longueur d'antennes sur la distribution des portefeuilles à l'heure où les Libanais pensent à leur porte-monnaie. Et de plus, ça pérore sur les bienfaits de la réforme, sans envisager un seul instant que la vraie réforme serait peut-être de les réformer eux, non pour pieds plats, comme dans les casernes, mais pour encéphalogramme plat... À l'heure qu'il est, deux comiques végétaux tiennent en haleine la ménagerie politique : le Légume de Koraytem et l'Agrume de Rabieh. Donnant un tour de manivelle à l'orgue de barbarie local, Michel de Sleimanie a fini par calmer la friture entre les deux hommes, qui d'habitude sont plus près du pugilat que de la lune de miel. Mais le problème n'est pas réglé pour autant. Caligula avait fait nommer son cheval sénateur ? À la bonne heure ! Orangina veut faire consacrer son gendre ministre. À cela, l'autre lui balance une vieille recette de politique politicienne : donner ce qu'on n'a pas et promettre ce qu'on ne peut pas donner. Il a appris le métier, le Barbichu. On l'aura compris, ce débat débile aura permis aux deux pingouins d'évaluer ce qu'ils sont censés savoir, avec le sentiment qu'ils ne savent pas grand-chose et qu'ils ne savent pas vraiment dans combien d'années ils sauront quelque chose. Ce qui, pour un politicien libanais, est déjà énorme de le savoir ■
Dieu soit loué, la poubelle est toujours en place. C'est comme qui dirait une pause sur la même image imbécile du début de l'été : un Premier ministre sortant qui n'en finit pas de sortir et qui se complait à brouter paisiblement ses affaires courantes ; un Premier ministre désigné qui se contente de bayer aux corneilles entre deux sauteries chez ses copains chevriers des sables ; et un tenancier d'hémicycle qui pratique le jeûne verbal tout en se goinfrant de sigles idiots, tel ce sempiternel « SS » dont il nous bassine les claouis. Tout passe, tout casse, tout lasse...Autour, le décor planté n'a pas bougé d'un iota. Comme au premier tableau des Rois maudits ! Sauf que chez nous, c'est le Maurice...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.