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La danse du cadet

Il n'y a pas plus heureux que la gent politique locale depuis qu'elle fait danser le cadet des Hariri au milieu de ses appétits les plus farfelus. Plus d'un mois déjà que ces vieilles badernes se le renvoient comme une peau de balle dans un terrain de gueux. Entre l'homme-caoutchouc de Moukhtara, le Sayyed franchement barbu, le Istiz imberbe et le général orangé fluo, la stratégie de Barbichu tourne à la pantalonnade. Ce qui ne l'empêche pas de continuer à baigner dans une béatitude relâchée, promettant sans cesse de monter la mayonnaise gouvernementale : de préférence un cabinet étendu, dont les membres parachutés étireraient leurs doigts de pied dans une paire de pantoufles jusqu'à la prochaine rigolade électorale. C'est ce qui s'appelle joindre le futile à l'agréable.
Pour l'heure, majorité et opposition continuent de déblatérer en cachette, dans l'espoir qu'un rot dans une ambassade ou une flatulence échappée des frontières viendrait un jour donner le signal des embrassades et de la publication des bans. Bon, il restera toujours un ou deux excités qui vont hurler au crime de lèse-souveraineté, mais y a pas de quoi fouetter une chatte, vu qu'on expliquera gentiment à ces autistes que ce sera comme d'habitude : tintin, macache et saint-glinglin...
En attendant, et pour amuser le bouseux, on lui fabrique des énigmes qui donnent la chair de poule, du genre : pourquoi le fiston Gemayel n'a pas encore été bouffer chez le Tondu des Cèdres, après sa visite chez Sleimane le Franju ? Ou encore : le Basileus des Télécoms chercherait-il vraiment à rempiler malgré qu'il se soit étalé comme une crêpe aux dernières législatives ? Chut, secret défense ! Les ploucs, à genoux, en tremblent d'émotion. Dommage seulement que Cul-i soit intraduisible en arabe.
Force est de se rabattre finalement sur le tenancier du Parlement, naguère spécialiste en serrurerie, place de l'Étoile, un artisanat qu'il a délaissé depuis pour le plumeau. Sa formule à lui, c'est le « triangle magique » formé par Michel Ier de Sleimanie, l'armée et le Hezbollah. En priant quand même très fort pour qu'à la faveur d'une retouche israélienne, cette belle figure géométrique ne vire au triangle des Bermudes ■

gabynasr@lorientlejour.com
Il n'y a pas plus heureux que la gent politique locale depuis qu'elle fait danser le cadet des Hariri au milieu de ses appétits les plus farfelus. Plus d'un mois déjà que ces vieilles badernes se le renvoient comme une peau de balle dans un terrain de gueux. Entre l'homme-caoutchouc de Moukhtara, le Sayyed franchement barbu, le Istiz imberbe et le général orangé fluo, la stratégie de Barbichu tourne à la pantalonnade. Ce qui ne l'empêche pas de continuer à baigner dans une béatitude relâchée, promettant sans cesse de monter la mayonnaise gouvernementale : de préférence un cabinet étendu, dont les membres parachutés étireraient leurs doigts de pied dans une paire de pantoufles jusqu'à la prochaine...
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