Rien ne vaut ce calme, cette sérénité, ce doux ronron qui nous berce, pendant que des nauséeux immatures transpirent comme des gorets pour nous convaincre qu'ils fabriquent un gouvernement. Pourquoi se presser, si on peut encore y passer l'été, l'automne, voire l'hiver en palabres et causettes, à entendre tantôt des sigles imbéciles du genre « SS » ou « LL », tantôt le froufrou des pelotages entre neuneus qui, il n'y a pas si longtemps encore, s'envoyaient mutuellement des râteaux dans les grandes largeurs... Le tout pendant que le pays meurt à petit feu. Faut bien tuer le temps en attendant d'être tué ! Et puis, il y a cette inénarrable manie du secret destinée à faire croire aux manants qu'on leur cuisine des projets intelligents ! Les échéances les plus débiles dans les pays normaux se préparent chez nous dans le catimini clandestin des chuchotis honteux. Les margoulins se visitent dans des alcôves, pendant que leurs larbins au neurone orphelin se donnent des airs de conspirateurs. Minorité de blocage ou de garantie ? Garantie de blocage ou blocage garanti ? Questions planétaires, à l'heure où l'État joue à la dette qui monte... qui monte. Déjà 47 milliards et des poussières. Libanais, préparez la monnaie ! Pour l'heure, et pour amuser le minable, on lui invente des retrouvailles bidons. Champion toutes catégories des mondanités du moment, Walid Joumblatt, le derviche-tourneur, qui a papoté quelque temps avec Wi'am Wahhab, le prosyrien de charme, dont tout le monde a oublié qu'il exerça naguère ses talents à l'Environnement où il confondait dans l'allégresse écologie et egologie. Comme le temps passe ! Après le bonheur, c'est au cloaque d'être dans le pré... Mais, encore une fois, rien ne presse. Entre le Sayyed Barbu qui lui met le missile sur la tempe, Istiz Nabeuh qui lui fait la danse du ventre pour obtenir les Affaires étrangères et les Finances, le Conducator de Rabieh qui lui réclame 28 ministres sur trente et Michel de Sleimanie qui veut caser ses poulains, le Barbichu de Koraytem va finir en string ! Résumé de la guignolade : d'abord construire un gouvernement en forme d'usine à gaz, puis après la confiance s'employer à le démonter. Quel boulot ! Au Liban, on n'a peut-être pas de pétrole, mais on n'a certainement pas d'idées non plus...
Rien ne vaut ce calme, cette sérénité, ce doux ronron qui nous berce, pendant que des nauséeux immatures transpirent comme des gorets pour nous convaincre qu'ils fabriquent un gouvernement. Pourquoi se presser, si on peut encore y passer l'été, l'automne, voire l'hiver en palabres et causettes, à entendre tantôt des sigles imbéciles du genre « SS » ou « LL », tantôt le froufrou des pelotages entre neuneus qui, il n'y a pas si longtemps encore, s'envoyaient mutuellement des râteaux dans les grandes largeurs... Le tout pendant que le pays meurt à petit feu. Faut bien tuer le temps en attendant d'être tué !Et puis, il y a cette inénarrable manie du secret destinée à faire croire...
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