Rechercher
Rechercher

Fritures d’été

Au milieu des festivals d'été qui fleurissent, rien ne vaut le funambule Hariri qu'on a fini par ramener à la maison, après l'avoir fait danser le long du Golfe clair chez son pote Abdallah Ben Abdel-Zizou, dont il est là-bas le voisin de palmier. Quand on veut, on peut. Mais parfois, quand on ne veut pas on doit quand même.
Retour au bercail donc pour Barbichu, qui rejoint ainsi la chorale des fanfarons claironnant à tue-tête que le gouvernement du Liban doit être estampillé « made in Koullouna ». On verra bien ce qui restera de ce slogan hâbleur lorsqu'au bout de six à sept mois de vide ministériel, les guignols locaux devront s'en aller supplier les Ouzbeks et les Tchétchènes de leur refiler la formule magique qui remettra sur pied cette République en capilotade.
Entre-temps, le clampin de base pourra toujours se repaître de déclarations portant davantage sur des lieux communs niaiseux que sur les urgences économiques. Ceux qui crèvent la dalle en fantasmant sur les réformes structurelles sauront ainsi apaiser leur faim en se gavant de « défis à relever », de « partenariat » et de « communauté de destin ». Et s'il en reste, tenaillés par un petit creux, ils iront écouter le Sayyed Barbu, placé depuis trois ans en chômage technique par la Finul, et qui se voit toujours en libérateur de la Palestine. C'est sûrement justifié : il est à peu près le seul à y croire.
Pour l'heure en tout cas, les affamés sont sagement alignés devant la mangeoire. Ces « parties », telles qu'on les désigne pudiquement sous ce label sexuel, continuent pourtant de se friter discrètement au milieu d'un confetti de portefeuilles qui leur sont jetés en pâture. Les chefs de file, eux, au lieu de se mettre en avant, protègent leurs arrières en envoyant au charbon leurs porte-serviettes. Une brochette de seconds couteaux sans manche auquel il manque la lame ! Quant à Michel de Sleimanie, il s'efforce de rester zen au milieu des zinzins. Lui a depuis longtemps trouvé le truc : miser sur l'avenir pour éviter de parler du présent.
Gageons que dans trente ans, l'histoire repassera les plats puisque dans ce pays à l'état de perpétuel projet, rien n'est plus semblable à l'identique que ce qui est pareil à la même chose...
Aaaarrgh ! Ramenez-nous les Syriens !

gabynasr@lorientlejour.com
Au milieu des festivals d'été qui fleurissent, rien ne vaut le funambule Hariri qu'on a fini par ramener à la maison, après l'avoir fait danser le long du Golfe clair chez son pote Abdallah Ben Abdel-Zizou, dont il est là-bas le voisin de palmier. Quand on veut, on peut. Mais parfois, quand on ne veut pas on doit quand même.Retour au bercail donc pour Barbichu, qui rejoint ainsi la chorale des fanfarons claironnant à tue-tête que le gouvernement du Liban doit être estampillé « made in Koullouna ». On verra bien ce qui restera de ce slogan hâbleur lorsqu'au bout de six à sept mois de vide ministériel, les guignols locaux devront s'en aller supplier les Ouzbeks et les Tchétchènes de leur refiler la formule magique qui...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut