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Bouffons des cèdres

La belle vie, que celle des gougnafiers libanais de la politique ! Qu'ils soient barbus, moustachus ou glabres, ils restent indissociables de la sauce qu'ils cherchent à vendre, au point que ça en devient une obsession monomaniaque.
Le Barbichu de Koraytem, tenez ! Il nous a tellement bassiné avec son « ciel bleu », qu'on est vert de rage de le voir aujourd'hui faire causette béate avec les cols débraillés du Hezbollah, tout en les caressant dans le sens du missile. En revanche, avec lui à la tête du gouvernement, il est fort à parier qu'il nous fichera une paix royale, vu qu'il ne vient au pays qu'en touriste entre deux séjours prolongés chez ses amis saoudiens des sables, pour lesquels il n'a pas fini de se consumer d'amour.
Autre comique, mais barbotant encore dans la cour des petits : Abbas Hachem, député de Jbeil et alibi chiite du courant Agrume. Sans être tout à fait le porte-flingue d'Orangina, il en a cependant adopté l'une des idées fixes : la corruption. Dans un pays où le mensonge est assimilé à de l'intelligence pratique, le vol à du savoir-faire et l'assassinat à de la virilité bien testostéronée, l'on a quelque envie de le plaindre de s'être infligé pareil travail de bénédictin. Bon courage, en attendant un Liban scandinave !
Son copain Nehmetallah Abi Nasr a une autre marotte : l'implantation des Palestiniens. Alors lui, il disjoncte grave. Parce que s'il n'a pas encore vu que le demi-million de réfugiés présents chez nous depuis plus de 60 ans sont déjà bel et bien implantés, c'est qu'il faut absolument qu'il consulte d'urgence un ophtalmo. Y en avait bien un excellent à Damas, mais dommage qu'il ait mal tourné puisqu'il est entre-temps devenu président de la république.
Faut-il oublier enfin Naïm Kassem, turban numéro deux du parti barbu, qui conformément à la loi de la pesanteur ouvre la bouche plus facilement qu'il ne la ferme ? Son obsession à lui c'est Israël, qu'il ira débusquer jusque dans les problèmes de sécurité routière et d'épidémie de grippe porcine.
Résumé du pensum : la bananeraie est petite, les rigolos sont nombreux, ils ont un talent fou et aiment le comique de répétition. Pourquoi aurions-nous besoin de Gad Elmaleh ?

 

gabynasr@lorientlejour.com

La belle vie, que celle des gougnafiers libanais de la politique ! Qu'ils soient barbus, moustachus ou glabres, ils restent indissociables de la sauce qu'ils cherchent à vendre, au point que ça en devient une obsession monomaniaque. Le Barbichu de Koraytem, tenez ! Il nous a tellement bassiné avec son « ciel bleu », qu'on est vert de rage de le voir aujourd'hui faire causette béate avec les cols débraillés du Hezbollah, tout en les caressant dans le sens du missile. En revanche, avec lui à la tête du gouvernement, il est fort à parier qu'il nous fichera une paix royale, vu qu'il ne vient au pays qu'en touriste entre deux séjours prolongés chez ses amis saoudiens des sables, pour lesquels il n'a pas fini de se consumer d'amour.Autre...
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