Sacré bonhomme ! Col ouvert, barbe-cactus, veste et pantalon mal ficelés, ne se gênant même pas des fois pour se déchausser en plein discours afin de laisser respirer ses chaussettes, le style crade-négligé est incontestablement sa marque de fabrique.
Dès sa première élection à la tête de l'Iran, cet ancien maire de Téhéran a imposé le retour aux sources ayatollahiennes : pas d'alcool, pas de musique ! Un concept original de santé publique commençant par le foie et les oreilles avant de s'attaquer aux cerveaux, puisque à défaut de nourrir les ventres notre ami préfère bourrer les urnes et les crânes. Bref, ce n'est pas à proprement parler un comique troupier et, tout près de lui, le guide spirituel Khamenei fait figure de gai luron.
Il reste que sous ces dehors austères, se cache un noceur armé d'un ardent désir de faire la bombe. Pas la partouze telle que la conçoivent ces décadents d'Occidentaux, mais la seule, la vraie : l'atomique. D'ailleurs, en matière de fétichisme, le Chah persan n'a que trois obsessions : Israël, l'Amérique et l'isotope d'uranium enrichi, qu'il se fera peut-être un plaisir d'offrir un jour à ses frères de barbe libanais.
En revanche, comme tous les grincheux à poigne, et sans préjuger des turpitudes de certains de ses proches, l'homme est foncièrement honnête. Jusque-là, et au vu de sa dégaine dans les cérémonies officielles, on ne lui connaît pas de signes extérieurs d'enrichissement personnel. Par contre, les Iraniens ont appris à connaître grâce à lui les délices de l'appauvrissement généralisé.
Que le gros de la population ait le ventre creux ne lui donne pas d'ailleurs trop d'états d'âme. Pour les jours de famine grave, Mahmoud-Antoinette a une réplique toute trouvée : « Donnez-leur du caviar et... des atomes ! »...


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