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Calculs abscons

Mais qu'est-ce qu'on s'emmerde depuis que le dernier bulletin de vote est tombé dans l'urne ; depuis que dans un dernier Baroud d'honneur, le ministre du Dedans a ânonné les résultats ; que la majorité sortante s'est proclamée insortable pour quatre ans, et que l'opposition a dégluti et reconnu sa branlée mémorable.
Qu'est-ce qu'on se fait tarter depuis qu'on ne voit plus les trombines hilares ou froncées des candidats, sur les panneaux de pub pour les plus riches, sur les torchis des masures pour les plus décavés ! Que sont devenues toutes ces belles, après avoir voté ? Le seront-elles encore aux prochaines élections ? Quatre ans, c'est long au regard du temps qui passe, des rides qui lassent et de l'ostéoporose qui casse...
Qu'est-ce qu'il est pesant l'ennui qui se dégage de cette surenchère de calinothérapie niaiseuse entre deux blocs qui, hier encore, s'en mettaient plein la gueule à coups d'avoinées et de broncas hystériques : tante Bahia, la Susan Boyle du Courant du futur, et le Signoret au rictus oblique qui tendent la paluche à Istiz Nabeuh et vice versa ; le tenancier du Parlement qui veut renouveler le viager de son perchoir en faisant la danse du ventre devant le Moukhtariote ; le sayyed 100 % barbu qui vante les délices du partenariat et remet à plus tard la destruction d'Israël (Ouf ! Netanyahu respire...). C'est fou comme une bonne claque électorale peut modifier les convictions...
Bref, tout ce beau linge prêche le roulage de pelle, et c'est bien touchant ! Sauf... devinez qui ? L'Agrume de Rabieh, bien sûr, qui reste bien implanté dans son verger, toujours droit dans ses bottes. Question de mettre de l'ambiance après la veillée funèbre qui a suivi, chez lui, la triple Berezina d'Achrafieh, Zahlé et Batroun, « Eagle Four » (Y gueule fort) s'est adonné à son sport favori : considérer les journalistes comme des maîtres d'hôtel chargés de passer les plats. Et si, d'aventure, l'un d'entre eux se laisse aller à un début de commencement d'insolence, l'envoyer dans les cordes par un KO technique en le traitant d'empaffé.
Question planétaire : qui de la majorité ou de l'opposition s'est adjugé la majorité populaire ? Aucune importance. Depuis des années, les calculettes se sont mélangé les circuits et délivrent la même réponse : 2 % qui se gavent et 98 % qui en bavent...
Mais qu'est-ce qu'on s'emmerde depuis que le dernier bulletin de vote est tombé dans l'urne ; depuis que dans un dernier Baroud d'honneur, le ministre du Dedans a ânonné les résultats ; que la majorité sortante s'est proclamée insortable pour quatre ans, et que l'opposition a dégluti et reconnu sa branlée mémorable.Qu'est-ce qu'on se fait tarter depuis qu'on ne voit plus les trombines hilares ou froncées des candidats, sur les panneaux de pub pour les plus riches, sur les torchis des masures pour les plus décavés ! Que sont devenues toutes ces belles, après avoir voté ? Le seront-elles encore aux prochaines élections ? Quatre ans, c'est long au regard du temps qui passe, des rides qui lassent et de...
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