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À la soupe !

Au vu de la pantalonnade qui agite le landernau local, ce n'est pas tous les quatre ans, mais tous les mois qu'il faudrait monter un cirque électoral. Alors que dans les pays normaux, la consultation législative se fait dans une inexplicable ambiance de kermesse, chez nous au moins on a le bonheur de la voir tourner au pugilat verbal guilleret, assorti de singeries médiatiques très animées.
Vive la transparence ! Les listes se font et se défont dans l'obscurité des caves par des chefs politiques aux allures de conspirateurs, qui s'échangent les coups tordus et manipulent leurs quotas d'électeurs, tel un maraîcher ses sacs de pommes de terre. Le tout « loin des feux de la rampe », comme on dit en langage ministériel. Des feux, du reste, éteints depuis plus de 30 ans en raison des pannes de jus. Tant et si bien qu'à deux mois de la date fixée pour ce scrutin médiocratique, on ne sait plus très bien comment se positionnent certains candidats par rapport à l'axe de la girouette.
Faut dire que dans cette république génétiquement modifiée par les querelles de clochers et de minarets, il y a de quoi affoler la libido politique des prétendants. Quelques-uns n'hésitent pas d'ailleurs à adopter une posture messianique de sauveur du peuple. Évidemment, il ne s'est trouvé personne pour constater que le peuple a moins besoin de sauveur que de sauve-qui-peut.
Ne pas oublier aussi la parade guignolesque des candidats devant les curetons et les enturbannés pour faire le plein d'opium du peuple. Pour certains des postulants, le tableau de chasse est même édifiant ! Ça magouille, ça s'en met plein les fouilles et, à l'occasion, ça zigouille... Mais attention, tout cela ne compte pas, vu que ça prie et s'agenouille !
Enfin, rançon du sous-développement : l'incroyable pléthore de bidasses, pandores, poulets et autres pieds nickelés mobilisés pour la circonstance. Ce qui les change, les pauvres, de leur vocation traditionnelle qui consiste à jouer les plantons au pied des bâtiments publics ou à tapiner sur les barrages devant les résidences des chefs politiques.
Avec plus de 700 affamés inscrits, dont le programme électoral se résume pour l'essentiel à leur pedigree communautaire, le spectacle de cette curée s'apparente à une ruée de gueux à la soupe populaire. Si seulement les candidats pouvaient écouter nos voix au lieu de passer leur temps à les compter ■
Au vu de la pantalonnade qui agite le landernau local, ce n'est pas tous les quatre ans, mais tous les mois qu'il faudrait monter un cirque électoral. Alors que dans les pays normaux, la consultation législative se fait dans une inexplicable ambiance de kermesse, chez nous au moins on a le bonheur de la voir tourner au pugilat verbal guilleret, assorti de singeries médiatiques très animées.Vive la transparence ! Les listes se font et se défont dans l'obscurité des caves par des chefs politiques aux allures de conspirateurs, qui s'échangent les coups tordus et manipulent leurs quotas d'électeurs, tel un maraîcher ses sacs de pommes de terre. Le tout « loin des feux de la rampe », comme on dit en langage ministériel. Des feux, du reste,...
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