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Lard pour l’art

À regarder tous ces affamés de la députation se crêper touffe et barbe pour espérer figurer en lettres baveuses sur la première liste électorale venue, on se croirait à une gigantesque soupe popu avec distribution de lardons aux plus décavés des demandeurs d'emploi. Faut-il que la pitance dispensée soit à ce point savoureuse pour voir se bousculer au portillon autant d'intermittents du neurone...
Une belle image de synapses déglinguées, au regard du parc gérontologique qui regroupe une bonne part des postulants au cirque de l'Étoile. Affichant pour certains plus de 70 carats au compteur, le moins qu'on puisse dire est que ces birbes déliquescents ne sont pas les perdreaux de l'année. Mais bon, on est toujours le vieux de quelqu'un et le débat sur l'âge n'a pas d'âge.
Qu'il soit parlementaire millésimé ou parlementeur postpubère, il faut bien admettre cependant que le cobaye élu exerce dans cette république de poche un boulot d'artiste aussi dynamique que vivifiant. L'individu entre d'abord au Parlement en position verticale et sur ses deux pieds. C'est par la suite que ça se gâte : entre les réunions plénières où il est mené à la baguette par Istiz Nabeuh, les travaux des commissions où il fait semblant de suer, les visites aux collègues pour débattre des problèmes-de-l'heure-à-la-lumière-des-derniers-développements, et le verbiage quotidien sur les plateaux télé devant un journaliste glutineux transformé en vase de Sèvres, le bipède finit par virer « analopode ». En ce sens que son fessier entre en osmose avec le fauteuil sur lequel il est assis en permanence.
Une posture pathologique qui frappe également ministres et présidents, jamais vus stylo à la main ou derrière un ordinateur, toujours affalés les bras ballants en compagnie d'un visiteur, le pot de fleurs ou le cendrier remplaçant avantageusement documents et dossiers, du reste totalement invisibles.
Avec quand même une bonne consolation : des rigolos politiques, y en a pour tous les goûts. Cela va du meilleur au pire, mais c'est généralement dans le pire qu'ils sont les meilleurs...
À regarder tous ces affamés de la députation se crêper touffe et barbe pour espérer figurer en lettres baveuses sur la première liste électorale venue, on se croirait à une gigantesque soupe popu avec distribution de lardons aux plus décavés des demandeurs d'emploi. Faut-il que la pitance dispensée soit à ce point savoureuse pour voir se bousculer au portillon autant d'intermittents du neurone... Une belle image de synapses déglinguées, au regard du parc gérontologique qui regroupe une bonne part des postulants au cirque de l'Étoile. Affichant pour certains plus de 70 carats au compteur, le moins qu'on puisse dire est que ces birbes déliquescents ne sont pas les perdreaux de l'année. Mais bon, on est toujours le...
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