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L’arche des neuneus

À défaut de connaître avec précision la liste complète des zozos appelés à danser devant les urnes en juin prochain, force est de se rabattre sur les quelques moutons noirs que les chefs de file ont encore de la difficulté à caser dans l'arche qui abritera le prochain cheptel des 128.
Premier de ces malchanceux suspendus dans l'espace et le temps, en attendant que le Barbichu lui trouve un point de chute salutaire : Ghattas Khoury. Hariri boy total et éternel joker du Courant futuriste à la recherche d'un couvert disponible, l'homme a pourtant mis du cœur à l'ouvrage, sans pour autant que l'électorat lui ouvre son cœur. Ce qui pour un cardiologue est le comble de la thrombose. À titre de consolation, le Curé Plongeur s'en ira probablement pantoufler derrière un bureau ministériel après les élections.
Deuxième pestiféré : Élias Atallah, dit Lilou Dieudonné. Naufragé du marxisme-léninisme, cet intermittent de la lutte des classes a milité pendant des années pour les lendemains chantants, puis a fini par zapper quand il s'est rendu compte qu'il ne ferait jamais partie de la chorale. Il s'est alors calfeutré dans les replis de la camarilla du 14 Mars, donnant au baron de Koraytem la caution du « peuple de gauche ». Ce qui, au Liban, est une vue de l'esprit, dans la mesure où Lilou est à la fois chef et seul membre de sa formation.
Autre Arabe errant : Issam Abou Jamra. Âgé de 72 ans avec quelques belles dents encore, le pendentif de Mongénéral vient d'effectuer un vol direct en deltaplane de son caillou natal de Marjeyoun jusqu'à Achrafieh avec parachutage en catastrophe. Ce vieux canasson sur le retour justifie sa gymnastique aérienne par sa vaste expérience politique aux temps héroïques de la guerre de libération. Il est vrai qu'à l'époque, sa formule « Je veux du courant, point à la ligne », à la tête de ses chars massés au bas du siège de l'EDL, avait failli bouleverser la théorie de la physique des particules. Son intervention en fanfare avait en tout cas provoqué le seul moment d'hilarité de la guerre. Aujourd'hui, Issam, qui depuis des mois dort sur le paillasson dans l'attente d'un strapontin au Sérail, se veut le « nerf orthodoxe » d'Achrafieh.
Dont acte. Il n'a plus qu'à faire avaler ça à ses électeurs ■

gabynasr@lorientlejour.com
À défaut de connaître avec précision la liste complète des zozos appelés à danser devant les urnes en juin prochain, force est de se rabattre sur les quelques moutons noirs que les chefs de file ont encore de la difficulté à caser dans l'arche qui abritera le prochain cheptel des 128.Premier de ces malchanceux suspendus dans l'espace et le temps, en attendant que le Barbichu lui trouve un point de chute salutaire : Ghattas Khoury. Hariri boy total et éternel joker du Courant futuriste à la recherche d'un couvert disponible, l'homme a pourtant mis du cœur à l'ouvrage, sans pour autant que l'électorat lui ouvre son cœur. Ce qui pour un cardiologue est le comble de la thrombose. À titre de consolation, le Curé Plongeur...
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