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Pythies, pitié !

Rien n'est innocent, rien n'est accidentel ou fruit du hasard, tout est prémédité, planifié, ourdi dans les chambres noires des prédateurs de l'ombre. Otage, le Liban l'est depuis des décennies, depuis que l'État s'est fait voler son autorité, depuis que les milices, étrangères d'abord, locales ensuite, ont phagocyté le pouvoir, l'ont asservi à leurs desseins, à leurs délires.
Ce qui se passe au Liban-Sud est grave et la population est quasiment utilisée pour véhiculer des avertissements, de pernicieux messages. Les atteintes, les agressions dirigées contre la Finul prennent pour cibles des soldats en mission de paix relevant surtout d'un pays, la France, engagé dans une épreuve de force avec l'Iran, un bras de fer légitimé d'ailleurs par le Conseil de sécurité des Nations unies.
Rien n'est innocent, rien n'est le fruit du hasard et Ban Ki-moon a tout à fait raison d'exprimer des suspicions à cet égard, d'avertir que « l'opportunité créée par la présence des Casques bleus ne saurait être illimitée ».
Est-ce là le but recherché par le Hezbollah, alors que les pythies, ô combien nombreuses dans ce pays, annoncent un automne chaud, celui des comptes à régler avec Israël, des fureurs à assouvir sur la scène interne ?
Ne l'oublions pas : en parallèle avec le dossier de la Finul, mais en corrélation étroite avec lui, du fait de l'astreinte à une même référence onusienne, celle décriée, dénoncée autant par l'Iran que par le Hezbollah, c'est le spectre du Tribunal spécial pour le Liban qui hante maintenant les esprits, qui alimente les scénarios du pire, les spéculations les plus folles.
Le secret, perfidement ébruité à Beyrouth même, est évidemment un secret de Polichinelle : le TSL, grâce au décryptage de communications via téléphonie mobile, privilégierait une piste conduisant à des membres du Hezbollah. Mais pour le parti de Dieu, toute accusation dans ce sens serait la preuve de la politisation du tribunal et automatiquement rejetée parce que fabriquée de toutes pièces.
Dans ce contexte, l'arrestation d'un technicien d'alfa pour espionnage en faveur d'Israël tombe à point nommé pour le Hezbollah. Comment s'étonner dès lors que ce dernier veuille exploiter ce filon tombé du ciel, dénoncer toute information tirée d'un réseau de téléphonie mobile « squatté par l'ennemi israélien », et qu'utiliserait le tribunal pour étayer ses accusations ?
Rien n'est innocent, rien n'est fortuit : incidents répétés au Liban-Sud, une Finul menacée dans sa mission et un acte d'accusation du TSL... d'ores et déjà mis en accusation par le Hezbollah, il y a lieu de se poser certaines questions...
L'automne sera-t-il chaud ? Pourquoi s'inquiéter dès à présent, se mettre si vite martel en tête ? L'été ne s'annonce-t-il pas festif, les Libanais n'ont-ils pas pu suivre dans la sérénité, sans obus sur la tête, la Coupe du monde de football ? Rêvons donc d'un avenir radieux, d'un Liban riche en gaz naturel et en pétrole, d'un pays où l'électricité serait assurée 24 heures sur 24, où circuler en voiture serait un pur plaisir...
Les lendemains qui déchantent, les Libanais en ont, après tout, une vaste, très vaste expérience !
Rien n'est innocent, rien n'est accidentel ou fruit du hasard, tout est prémédité, planifié, ourdi dans les chambres noires des prédateurs de l'ombre. Otage, le Liban l'est depuis des décennies, depuis que l'État s'est fait voler son autorité, depuis que les milices, étrangères d'abord, locales ensuite, ont phagocyté le pouvoir, l'ont asservi à leurs desseins, à leurs délires.Ce qui se passe au Liban-Sud est grave et la population est quasiment utilisée pour véhiculer des avertissements, de pernicieux messages. Les atteintes, les agressions dirigées contre la Finul prennent pour cibles des soldats en mission de paix relevant surtout d'un pays, la France, engagé dans une épreuve de force avec l'Iran, un bras...
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